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5 façons d’adapter son milieu de travail aux milléniaux

Young man teaching eldery man of usage of computer. Intergenerational transfer of computer skills.
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Maxime Bilodeau - 37e AVENUE

 

Les fameux milléniaux, nés entre les débuts des années 1980 et 2000, sont sur le marché du travail avec des ambitions et des attitudes qui peuvent provoquer des flammèches avec les cultures d’entreprise actuelles. Comment s’adapter à cette génération ?

Pour mobiliser les représentants de la génération Y, il faut leur donner le sentiment que leur travail change les choses, explique Julie Bouchard, CRHA, consultante en gestion des ressources humaines. « Ils ne sont pas là pour toucher à une paie, mais bien pour se réaliser en contribuant à quelque chose de plus grand qu’eux », affirme celle qui donne des formations sur cette génération controversée. Son conseil ? « Reconnaissez leur contribution en l’objectivant sous forme de rétroaction continue. L’évaluation annuelle ne leur suffit pas. »

Stimulations constantes

S’ils ne sont pas constamment stimulés, les milléniaux se tournent rapidement les pouces. Même chose s’ils passent trop de temps sur un seul projet. Affamés par l’ennui, ils partent alors en quête de nouvelles fonctions à l’intérieur de l’organisation, quitte à exiger une promotion et à faire grincer des dents dans le processus. « Pour éviter ce scénario, on leur lance de nouveaux défis. Pourquoi ne pas prévoir une rotation entre les divers mandats ou leur offrir de siéger à un comité », suggère la consultante.

Ajustements technologiques

Les Y ont horreur de perdre leur temps. Très branchés – ils ont grandi avec les outils informatiques –, ils sont facilement exaspérés par les meetings, les interminables communications par courriel et l’utilisation d’outils de travail jugés désuets. Sans complètement reléguer aux oubliettes ces « anciennes » façons de faire, les organisations doivent néanmoins embarquer dans le train de l’innovation. Dans son livre La cohabitation des générations, l’auteure Josée Garceau recommande d’ailleurs d’inclure les Y dans ce processus.

Nécessaire flexibilité

Les heures supplémentaires ? Les milléniaux sont partants pour en faire – à condition qu’ils puissent adapter leur horaire en conséquence. Sinon, leurs projets, leurs amis et leur famille écoperont, un scénario qu’ils veulent éviter à tout prix. « Les organisations d’aujourd’hui doivent désormais faire preuve de flexibilité et casser les horaires au besoin », prévient Julie Bouchard.

Ouverture au mentorat

Les milléniaux peuvent paraître suffisants, mais c’est au fond une génération qui aime apprendre et travailler en équipe, chose à laquelle ils ont été habitués sur les bancs d’école. « Ils adorent élargir leur registre de compétences et se perfectionner dans celles qu’ils possèdent déjà. Les jumeler avec un collègue d’expérience ou les inscrire à des séminaires de formation continue tenus sur le Web est une formule gagnante avec eux », conclut l’experte en ressources humaines.