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La structure du Pavillon Saint-Laurent analysée

Des défauts dans la charpente expliqueraient la chute du plafond

Le plafond du Pavillon Saint-Laurent s’est effondré samedi lors d’un souper de la FADOQ auquel assistaient 120 personnes, sans toutefois faire de blessés graves.
Photo courtoisie Le plafond du Pavillon Saint-Laurent s’est effondré samedi lors d’un souper de la FADOQ auquel assistaient 120 personnes, sans toutefois faire de blessés graves.

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Les autorités municipales de Saguenay s’affairaient encore dimanche à ramasser les dégâts causés par l’effondrement du plafond suspendu du Pavillon Saint-Laurent de Jonquière survenu lors d’un souper de la FADOQ samedi soir. Des experts tentaient toujours de déterminer ce qui a pu causer cet incident qui n’a heureusement fait que deux blessés mineurs.

C’est l’Office municipal d’habitation (OMH) de Saguenay qui gère ce bâtiment construit en 2017. Selon le directeur général de l’Office municipal d’habitation (OMH) de Saguenay – qui gère l’édifice –, les dégâts étaient plus importants que ce qu’on pouvait voir de prime abord.

« Je ne peux pas entrer dans les détails, mais c’est plus que le plafond suspendu », a indiqué dimanche Éric Gauthier. L’isolation que vous avez vue sur les photos, ce n’est pas dans le plafond. C’est plus haut », a raconté le DG au moment où des ingénieurs étaient en train de faire des expertises dans la salle de réception où 120 personnes de l’âge d’or fêtaient samedi soir avant la chute du plafond qui a mis abruptement terme à la soirée.

À première vue, selon M. Gauthier, le problème ne serait pas situé dans la structure de l’édifice qui est pratiquement neuf.

« C’est plus la charpente qui aurait un défaut », a-t-il indiqué, ajoutant que le nettoyage et la reconstruction pourraient prendre quatre ou cinq jours.

ENTREPRENEUR

Les travaux de construction du bâtiment ont été effectués par l’entreprise Construction Gauthier et ont coûté près de deux millions de dollars. Bien que des activités s’y tenaient depuis l’ouverture, il y a environ un mois, il restait encore des travaux mineurs à terminer.

Le plafond du Pavillon Saint-Laurent s’est effondré samedi lors d’un souper de la FADOQ auquel assistaient 120 personnes, sans toutefois faire de blessés graves.
Photo courtoisie

Selon, Éric Gauthier, c’est la première fois qu’un édifice construit par cet entrepreneur a des problèmes. « Ce n’est pas quelqu’un avec qui on a des problèmes habituellement, bien au contraire. »

Le Pavillon Saint-Laurent, qui était un des projets que l’ex-maire Jean Tremblay tenait mordicus à réaliser avant la fin de son mandat, n’avait même pas encore été inauguré officiellement.

UNE BONNE FROUSSE

Gaétanne Gaudreault, son conjoint et des amis étaient sur place lorsque l’incident s’est produit.

« J’ai eu tellement peur, mais on a été tellement chanceux dans notre bad luck », a-t-elle dit. Je me disais “mon doux que c’est mal fait, je vois le plafond tout rond” et plus je le regardais, plus je le voyais descendre », a ajouté Mme Gaudreault.

Voyant que la situation empirait, elle s’est écrié : « Le plafond va tomber ! » Ce dernier s’est effondré à ce moment-là. Mme Gaudreault reconnaît que tout le monde a été chanceux.

FERMÉ

De son côté, la Ville de Saguenay a procédé à la fermeture complète du Pavillon Saint-Laurent vers midi, puis a permis sa réouverture partielle dans l’après-midi.

Le plafond du Pavillon Saint-Laurent s’est effondré samedi lors d’un souper de la FADOQ auquel assistaient 120 personnes, sans toutefois faire de blessés graves.
Photo courtoisie

Sonia Simard, du Service des communications de Saguenay, a fait savoir qu’un ingénieur en structure avait confirmé que le rez-de-chaussée était sécuritaire. Le centre de la petite enfance qui se trouve au premier étage pourra donc accueillir des enfants lundi.

Dimanche en fin de journée, l’enquête se poursuivait dans la salle de réception.

RÉACTIONS

Le député de Jonquière Sylvain Gaudreault, qui s’était déplacé sur les lieux pour constater les dégâts, a réclamé une enquête dans les plus brefs délais possible pour faire la lumière sur cet événement.

Josée Néron n’a pas commenté la situation, son attachée de presse rappelant qu’elle était à l’extérieur de la ville.

– Avec l’Agence QMI