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Le rêve de Charles Linglet s’est évanoui

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Photo d’archives, AFP Charles Linglet n’aura pas la chance de défendre les couleurs du Bélarus aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

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KAZAN | Pendant que ses compatriotes canadiens cultivent le rêve d’une participation aux Jeux olympiques, celui de Charles Linglet s’est envolé.

Il y a six ans, lorsque les dirigeants du Dinamo de Minsk lui ont proposé d’obtenir sa citoyenneté bélarusse, Linglet y a vu une possibilité de réaliser l’inaccessible rêve pour un hockeyeur canadien n’évoluant pas dans la LNH de participer aux Jeux olympiques.

Non admissible lors du tournoi de qualification en prévision des Jeux de Sotchi, le Montréalais a vu son rêve partir en fumée lors de la dernière tentative de son pays d’adoption.

Un destin cruel étant donné que le Bélarus a raté sa qualification pour Pyeongchang en raison d’une défaite de 3 à 2 en tirs de barrage contre la Slovénie, dans le tout dernier match du tournoi à la ronde disputé à Minsk, au début de septembre.

« Leur gardien était en feu. Même s’il y avait beaucoup de talent de l’autre côté avec la présence, entre autres, d’Anze Kopitar, on avait une meilleure équipe. On a bien joué, mais on a été incapable de marquer le but décisif. »

Ce fut le seul revers du Bélarus dans cette compétition qui regroupait également la Pologne et le Danemark. Un tournoi où, malheureusement, il fallait être parfait.

« Il m’a fallu quelques journées pour m’en remettre, a admis Linglet, croisé dans les corridors du Tatneft Arena, à Kazan. Le lendemain, on devait revenir avec notre club régulier (plusieurs joueurs évoluent pour le Dinamo) et il y avait beaucoup de déception dans l’air. »

Situation inversée

Âgé de 35 ans, l’attaquant est conscient qu’il s’agissait possiblement de sa dernière chance. D’ailleurs, il trouve particulier de voir que ses amis canadiens ont maintenant l’occasion de prendre part aux Jeux olympiques, alors que pendant quelques années, ce sont eux qui le considéraient chanceux de participer à une panoplie de tournois internationaux, dont les Championnats du monde.

Malgré la tournure des événements et le fait que les postes sur l’équipe canadienne sont maintenant ouverts, il ne regrette pas son choix d’avoir accepté l’offre de la Fédération de hockey du Bélarus, il y a six ans.

« Ça m’a effleuré l’esprit de penser que j’aurais pu avoir une chance avec le Canada, mais je sais que je suis un peu trop vieux, que mes meilleures années sont derrière moi, a-t-il soutenu. Je ne pense pas que j’aurais été choisi dans l’équipe. »

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