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Un tout autre monde

Maxime Talbot s’habitue lentement à la culture russe

Maxime Talbot
Photo Jonathan Bernier Maxime Talbot en est à sa deuxième saison avec le Locomotiv de Iaroslavl.

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KAZAN | L’adaptation à la vie en Russie n’est pas de tout repos. En plus de devoir apprendre une nouvelle langue, il faut apprendre à maîtriser l’alphabet cyrillique, dont certains symboles, bien que similaires à ceux de l’alphabet latin, n’ont pas la même signification.

Quand un B devient un V, que P devient un R et qu’un N devient un I, il y a de quoi perdre littéralement... son latin. Suffisamment, en tout cas, pour comprendre ce que peut ressentir un analphabète devant le menu d’un restaurant.

À sa deuxième saison dans l’uniforme du Locomotiv de Iaroslavl, Maxime Talbot et sa famille commencent lentement à s’intégrer à leur nouveau monde.

« Je me débrouille un peu. Je connais les formules de politesse. Je comprends pas mal ce que l’entraîneur dit... surtout quand il dessine au tableau », a indiqué l’attaquant québécois à l’auteur de ces lignes lors du passage du Locomotiv à Kazan.

« Avoir su que j’allais jouer ici pour quelques saisons, je m’y serais mis dès le départ, a-t-il souligné. Si j’avais signé un contrat de trois ans, j’aurais probablement mis beaucoup d’importance sur l’apprentissage du russe à ma première saison. »

Mais comme l’entente, qui ne devait durer qu’une campagne, a été reconduite au milieu de l’hiver dernier, Talbot a pris un peu de retard.

Grande disparité

Maintenant qu’il connaît bien chacune des équipes du circuit, l’attaquant de 33 ans peut comparer le calibre de jeu à celui qu’on retrouve en Amérique du Nord. À ceux qui n’ont jamais vu de matchs de la KHL, Talbot y va de la description suivante :

« Ici, il y a plus de talent que dans la Ligue américaine. C’est une ligue plus mature parce que les joueurs sont plus vieux, explique-t-il. La grande surface, c’est trompeur. Il y a plus d’espace, mais le chemin est plus long pour se rendre au filet, que ce soit en ligne droite ou lorsque tu essaies de déborder un défenseur. Par contre, l’ajustement se fait sans trop de mal. »

Une autre différence marquée avec le circuit Bettman concerne la grande disparité entre les formations. Alors que certaines peinent à accumuler des victoires (Riga et Ugra n’en ont remporté que trois en temps réglementaire), d’autres ont des allures de véritables chars d’assaut.

C’est le cas du SKA de Saint-Pétersbourg et du CSKA de Moscou (autrefois la fameuse équipe de l’Armée rouge), qui n’ont respectivement subi que deux et cinq revers en temps réglementaire.

« C’est un peu comme la LNH d’avant le plafond salarial. Les équipes les plus riches sont les mieux nanties. En fait, il y en a, un plafond salarial ici, mais il est malléable avec des clauses spéciales et des bonis. C’est certain qu’il y a des entourloupettes qui se passent », a déclaré Talbot qui, en soirée, allait récolter deux passes dans un gain de 4 à 1.

Année olympique

D’ailleurs, la saison du Québécois va bon train. Après une blessure à un genou qui lui a fait rater six semaines d’activités (13 matchs), Talbot a repris son erre d’aller. En 28 rencontres, il a inscrit 16 points, dont 6 buts.

À compter de mercredi, il prendra part, à Moscou, à la Coupe Channel One, l’un des tournois préparatoires en vue des Jeux olympiques de Pyeongchang.

Selon Talbot, 90 % des joueurs qui porteront les couleurs du Canada lors de cette compétition, qui regroupera également la Russie, la Suède, la Finlande, la République tchèque et la Corée du Sud, devraient être de la formation olympique.

Le reste des effectifs devrait être greffé à l’équipe au terme de la Coupe Spengler, tournoi où l’équipe canadienne est représentée par des patineurs évoluant dans les autres circuits professionnels européens.

La formation finale sera dévoilée au début de janvier.

« Au début de la saison, j’estimais mes chances de faire l’équipe à 90 %. Mais puisque j’ai raté la Coupe Karjala en raison de ma blessure, j’estime mes chances à 65 %, indique Talbot.

Disons qu’il ne voulait manifestement pas placer les attentes trop haut.

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