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521 km de pistes cyclables déneigées cet hiver à Montréal

521 km de pistes cyclables déneigées cet hiver à Montréal
Jocelyn Malette

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Pas moins de 89 kilomètres supplémentaires de pistes cyclables seront déneigés cet hiver à Montréal.

La nouvelle mairesse, Valérie Plante, avait souvent répété pendant la campagne électorale qu’elle allait améliorer la vie des cyclistes à Montréal.

Cet hiver, 521 kilomètres de voies cyclables demeureront ouverts à Montréal, soit 89 kilomètres de plus que lors de la précédente saison hivernale.

Lors de la séance du comité exécutif, mercredi matin, Mme Plante a demandé des précisions sur le déneigement des voies cyclables. Selon elle, tous les usagers du réseau routier ont droit à la sécurité, qu’ils soient en voiture ou à vélo.

Tout n’est cependant pas parfait dans le déneigement des pistes cyclables.

Selon la porte-parole de Vélo fantôme, Gabrielle Anctil, les arrondissements n’accordent pas tous la même priorité au déneigement des pistes cyclables.

«On remarque vraiment une variation entre chaque arrondissement [...] Les cyclistes qui circulent sur Notre-Dame peuvent savoir quand ils entrent dans un autre arrondissement parce que la piste cyclable cesse d’être déneigée», a illustré Mme Anctil.

Projet Montréal refuse cependant de centraliser le déneigement, ce qui règlerait une grande partie des problèmes.

Manque de cohérence

Le porte-parole de la Coalition vélo de Montréal, Daniel Lambert, demande à la nouvelle administration municipale d’agir pour contraindre les arrondissements à déneiger les pistes cyclables quatre saisons sur leur territoire.

«Il faut que la ville-centre fasse un effort pour que toutes les pistes cyclables soient déneigées. Il faut être en mode opératoire pour avoir un déneigement cohérent d’un endroit à l’autre», estime-t-il.

«Fausse bonne idée»

La conseillère associée au comité exécutif responsable du développement durable et des transports actifs, Marianne Giguère, a rejeté la possibilité que son administration décide unilatéralement du déneigement des pistes cyclables.

«Selon les experts qu’on a consultés, c’est une fausse bonne idée parce que ça entraînerait une baisse de la qualité du service», a-t-elle soulevé.