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A.G. Sulzberger va remplacer son père à la tête du New York Times

Arthur Gregg Sulzberger
Photo AFP Arthur Gregg Sulzberger

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New York | Membre de la famille qui contrôle le New York Times depuis plus de 120 ans, A.G. Sulzberger va devenir, début 2018, le nouveau directeur de la publication du quotidien devenu la première marque journalistique au monde.

Arthur Gregg (A.G.) Sulzberger, 37 ans, succède à son père Arthur Ochs Sulzberger qui occupait la fonction depuis 1992, mais va demeurer président du conseil d’administration.

Cette nomination était attendue depuis qu’A.G. Sulzberger avait été désigné, en octobre 2016, directeur adjoint de la publication, une promotion considérée comme un préambule à l’investiture de celui qui a rejoint le Times en 2009 en tant que simple journaliste.

La famille Ochs-Sulzberger ne détient qu’une participation minoritaire au capital du groupe de presse coté, mais possède l’essentiel des actions de type B, à droits de vote renforcés, ce qui lui permet de désigner 9 des 14 membres du conseil d’administration.

Le New York Times a été racheté en août 1896 par Adolph Ochs, qui en a gardé la tête jusqu’à sa mort, en 1935. Il a ensuite été remplacé par Arthur Sulzberger, son gendre.

Arrière arrière petit-fils d’Adolph Ochs, A.G. Sulzberger est le sixième membre de la famille à assurer la direction du journal.

Arthur Gregg (A.G.) Sulzberger s’est fait connaître au sein du quotidien en participant activement à un rapport sur l’innovation, rendu en 2014, qui a transformé le fonctionnement du New York Times.

Il a ainsi contribué à faire évoluer le groupe pour tenir compte encore davantage de la place centrale du numérique et de l’évolution des pratiques chez les lecteurs.

Porté par la campagne électorale puis la couverture de l’administration Trump, le New York Times est passé d’un million d’abonnés uniquement en ligne à près de 2,5 millions en moins de deux ans.

Toutes formules confondues (papier, en ligne seulement ou mixte), le journal compte désormais 3,5 millions d’abonnés payants, et 136,6 millions de lecteurs en ligne.

Cette croissance des abonnements a plus que compensé le ralentissement de la publicité, plombée par le déclin des éditions imprimées.

« La position favorable dans laquelle se trouve le Times aujourd’hui était tout sauf acquise », a commenté A.G. Sulzberger, cité dans le communiqué. « C’est le résultat direct des paris osés qu’a fait Arthur: faire du journal un titre national, puis international, s’investir dans internet et insister sur le fait que le grand journalisme vaut que l’on paye pour lui. »