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Fournisseurs de Davie: plus de 500 emplois menacés d'ici les Fêtes

Les contrats de 814 sous-traitants québécois en péril

Craig Haché et Michael McAleer, de la compagnie DM Valve, Le fournisseur DM Valve produit des valves et accessoires pour les bateaux construits au chantier de la Davie.
Photo Ben Pelosse Craig Haché et Michael McAleer, de la compagnie DM Valve, Le fournisseur DM Valve produit des valves et accessoires pour les bateaux construits au chantier de la Davie.

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Plus de 500 emplois chez les fournisseurs de Davie sont menacés d’ici les Fêtes si Ottawa refuse toujours de donner des contrats au chantier de la Davie pour le renouvellement des navires fédéraux.

Ces pertes viendraient s’ajouter aux 800 pertes d’emplois au chantier naval lui-même, à Québec.

Le Québec compte 814 sous-traitants qui travaillent pour la Davie et dont les contrats sont menacés. Uniquement à Montréal, 219 fournisseurs dépendent de la bonne santé de la Davie.

« Si Chantier Davie ne décroche pas vite de nouveaux contrats, plusieurs fournisseurs de la région montréalaise verront leurs chiffres d’affaires diminuer de façon importante », a déclaré Spencer Fraser, membre de la haute direction du chantier, lors d’une conférence de presse qui a réuni des fournisseurs et la Davie, jeudi matin, à Montréal.

Des décisions « difficiles »

« Nos fournisseurs auront des décisions difficiles à prendre si le gouvernement fédéral n’octroie pas de nouveaux contrats au Chantier Davie », a dit M. Fraser.

Pour Michael McAleer, président de DM Valve, « les problèmes de la Davie représentent un manque à gagner de plusieurs centaines de milliers de dollars. Je ne prévois pas supprimer des emplois en ce moment, mais c’est sûr que c’est un coup qui fait mal. Ça fait 35 ans que nous sommes en affaires et peut-être 10 ou 15 ans que nous travaillons avec ce chantier. Un seul navire, ce sont des retombées très importantes pour nous ».

Forte pression sur Ottawa

Jeudi matin, une vingtaine de sénateurs québécois ont demandé au gouvernement Trudeau d’octroyer sans tarder un contrat au chantier et de réviser sa stratégie maritime. « Le fédéral doit réviser sa stratégie maritime qui pénalise injustement la Davie à cause de critères restrictifs », a dit Claude Carignan, sénateur conservateur.

Il y a quelques jours, une grande coalition de travailleurs et de politiciens québécois a été mise sur pied afin d’augmenter d’un cran la pression sur le fédéral pour qu’il octroie au chantier naval Davie à Québec sa juste part du programme de 100 milliards $ pour la construction des navires fédéraux.

Plusieurs emplois bien rémunérés sont menacés d’être supprimés si Ottawa ignore l’expertise de l’entreprise.