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La mère accusée d’avoir tué ses enfants libérée

<b>Adèle Sorella</b><br />
Accusée
Photo Valérie Gonthier Adèle Sorella
Accusée

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Une mère qui a obtenu un deuxième procès pour le meurtre de ses filles de 8 et 9 ans a pu recouvrer la liberté sous caution, vendredi.

Adèle Sorella, 51 ans, était incarcérée depuis juin 2013, ayant été reconnue coupable du meurtre au premier degré de Sabrina et Amanda De Vito, dans leur résidence cossue de Laval.

Mais des erreurs de la juge de première instance ont amené la Cour d’appel du Québec à annuler le verdict et ordonner la tenue d’un deuxième procès.

Et comme l’accusée avait subi le premier procès en liberté, la Couronne ne s’est pas opposée à ce qu’il en soit de même pour le deuxième, a-t-on pu confirmer au Journal de Montréal.

Le drame était survenu le 31 mars 2009, lorsque les deux filles avaient été retrouvées mortes dans leur domicile. Il n’y avait aucune trace d’effraction.

Chambre hyperbare

Lors du premier procès, la Couronne a plaidé que Sorella était la seule personne qui avait pu tuer ses filles. Selon la poursuite, les filles auraient pu mourir asphyxiées dans une chambre hyperbare utilisée pour les problèmes d’arthrite d’une des enfants.

La défense a plutôt plaidé que les meurtres auraient pu être commis par une autre personne.

Le père des enfants, Giuseppe De Vito, était un mafieux connu, et il était en cavale au moment du crime. Il a été assassiné au cyanure quelques années plus tard, alors qu’il était en prison, après avoir été arrêté.

Le jury en était arrivé à la conclusion que Sorella était coupable de meurtres au premier degré, mais la juge avait commis des erreurs dans ses directives, avait conclu la Cour d’appel en ordonnant un nouveau procès.

Le plus haut tribunal de la province avait entre autres noté des consignes floues quant au doute raisonnable.

Conditions

Sorella pourra passer Noël chez elle pour la première fois depuis le temps des Fêtes de 2012, mais elle devra toutefois respecter une série de conditions, notamment déposer son passeport aux autorités et rester au Québec, en plus d’effectuer un suivi médical.

Une tante de Sorella a également signé un engagement de 25 000 $.

Le dossier de Sorella reviendra en cour en janvier, afin de fixer une date de procès.