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Eleanor Oliphant va très bien

Eleanor Oliphant 
va très bien
Gail Honeyman
Éditions Fleuve
432 pages
Photo courtoisie Eleanor Oliphant va très bien Gail Honeyman Éditions Fleuve 432 pages

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Un roman qu’on a longtemps boudé parce qu’on craignait de sombrer dans la chick lit. Mais il n’en est rien et la surprenante histoire d’Eleanor Oliphant mérite d’être lue séance tenante pour finir l’année en beauté.

La Eleanor du titre va plutôt mal. Travaillant depuis neuf ans dans le service comptabilité d’une entreprise où tout le monde la méprise ouvertement, elle mange toujours seule les midis et comme elle n’a pas la moindre amie, elle passe l’essentiel de ses week-ends à regarder la télé en buvant de la vodka.

Même si elle est brillante, il n’y a qu’à la regarder pour cerner en partie les raisons de son incommensurable solitude : en plus d’avoir le visage couvert de cicatrices, elle s’habille n’importe comment et se comporte de façon souvent étrange. Mais à quelques semaines de son 30e anniversaire, son existence incroyablement triste et terne prendra enfin un tout autre tournant. Ayant gagné deux billets à une tombola de charité, Eleanor aura en effet la chance d’assister au concert d’un groupe rock de troisième zone. Et une fois sur place, elle tombera instantanément amoureuse du chanteur.

La notion du bonheur

À partir de là, on tient à souligner que la suite n’a absolument rien à voir avec une bluette signée Danielle Steel ou Lauren Weisberger. Soucieuse d’améliorer coûte que coûte son apparence afin de ne pas rebuter instantanément l’élu de son cœur, Eleanor sera ainsi surtout contrainte de s’ouvrir davantage au monde extérieur.

Un défi de taille lorsqu’on traîne un passé aussi horrible et traumatisant que le sien, et au fil des pages, on a été très surpris de découvrir une saisissante histoire qui montre à quel point la notion de bonheur dépend de ce qu’on attend de la vie.

4 IDÉES-CADEAUX POUR LES FÊTES

Le dernier tableau

Bernard 
Chambaz 
Éditions du Seuil
 240 pages
Photo courtoisie
Bernard Chambaz Éditions du Seuil 240 pages

 

Les 100 peintres dont on parle dans cet ­ouvrage coup de cœur ont un point en ­commun : ils reposent tous au cimetière depuis un certain temps. Mais sur quelle toile ­travaillait Jérôme Bosch, Léonard de Vinci, Salvador Dali ou Jean-Paul Riopelle avant d’être ­emporté par la mort ? D’un ­artiste à l’autre, la ­réponse est ­évidemment totalement différente et oui, elle est souvent étonnamment captivante.

Le grand livre des énigmes Assassin’s Creed

Benjamin Peylet
Éditions Marabout
264 pages
Photo courtoisie
Benjamin Peylet Éditions Marabout 264 pages

 

Un livre qui s’adresse aux fans du jeu vidéo ­Assassin’s Creed, puisqu’il propose près de 600 défis et énigmes directement liés aux secrets de la ­Confrérie. Un exemple ? « Je suis l’arme des fourbes, ­aussi bien que des vipères. Je ne suis pas un poison, même si certains m’avalent tout rond. Qui suis-je ? » ­Certaines devinettes peuvent en effet ­réclamer plusieurs minutes de ­réflexion !

La beauté sauvera le monde

Eric Meyer 
et Thierry Suzan
Éditions Prisma
224 pages
Photo courtoisie
Eric Meyer et Thierry Suzan Éditions Prisma 224 pages

 

De la baie d’Uummannaq au bayou de Louisiane, en passant par le désert du Namib, Hanoï, ­Machu Picchu, Louxor, les îles San Blas, le delta de ­l’Okavango, Jaipur ou le parc national de Hwange (au Zimbabwé), ce ­magnifique livre de photos donne réellement envie de parcourir la planète pour en découvrir toutes les ­splendeurs.

L’art des films d’horreur

Stephen Jones
Éditions Gründ
258 pages
Photo courtoisie
Stephen Jones Éditions Gründ 258 pages

 

Un bouquin grand format à feuilleter chaque fois qu’on ne sait pas trop quelle vidéo commander en ligne : retraçant ­l’histoire de tous les meilleurs films d’horreur qui ont été tournés depuis le début du 20e siècle, on ne tardera pas à vouloir ­regarder les grands ­classiques ­mettant en scène Bela Lugosi, Boris Karloff, Lon Chaney et Christopher Lee, ou à frissonner aux côtés de Chucky, de Freddy, de Jason et des sorcières de la forêt de Blair.

FRISSONS GARANTIS

L’essence 
du mal
Luca D’Andrea
Éditions Denoël
464 pages
Photo courtoisie
L’essence du mal Luca D’Andrea Éditions Denoël 464 pages

 

On dit souvent que tel ou tel livre se lit aussi facilement qu’un thriller. C’est pourquoi, cette fois-ci, on a envie de dire que ce thriller se lit aussi agréablement qu’un roman, parce qu’en plus d’être fouillé, subtil et brillamment mené, il est presque impossible de ne pas se laisser ­happer par l’atmosphère ­particulière des lieux.

Une sordide affaire

Jeremiah Salinger, un Américain qui a récemment réalisé plusieurs documentaires ayant remporté un vif succès, s’est en effet installé à Siebenhoch, un village du Tyrol perché à 1400 mètres d’altitude où sa femme a passé l’essentiel de sa jeunesse. Et malheureusement, il aura très vite l’idée de tourner un factual sur les secouristes alpins de la région... dont l’épouvantable issue le marquera à jamais.

Rongé par l’accident qui a failli lui coûter la vie, Jeremiah tentera donc de se « divertir » en enquêtant en douce sur la mort inexpliquée de trois jeunes randonneurs qui, 30 ans plus tôt, ont littéralement été charcutés à coups de hache dans les profondeurs hostiles du Bletterbach. Une sordide affaire que la plupart des habitants du coin refuseront d’évoquer en présence de cet étranger, le simple fait d’en parler pouvant à nouveau réveiller la bête qui sommeille peut-être non loin d’eux...