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Guerre de mots sur fond de cartel du pain

Sobeys demande des excuses à Loblaws

Le PDG de Sobeys, Michael Medline, n’a pas aimé que Loblaw et Weston jettent le discrédit sur toute l’industrie.
Photo d'archives, REUTERS Le PDG de Sobeys, Michael Medline, n’a pas aimé que Loblaw et Weston jettent le discrédit sur toute l’industrie.

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Sobeys, qui exploite notamment les épiceries IGA, demande des excuses immédiates et une rétractation de la part de Loblaw et Weston qui se sont reconnus coupables auprès du Bureau de la concurrence du Canada (BCC) d’avoir fixé le prix du pain pendant près de 15 ans.

« L’équipe de Sobeys est outrée et sous le choc d’avoir lu dans vos propos que de fixer le prix du pain était une pratique qui avait cours dans “toute l’industrie” », a dit le président et chef de la direction de Sobeys, Michael Medline, dans une lettre communiquée le 21 décembre à Galen Weston de Loblaw et Weston.

Selon le président et chef de la direction de Sobeys, ces accusations sont injustes, illégitimes et possiblement diffamatoires.

Dans une déclaration parue le 19 décembre, Loblaw et Weston ont parlé d’un arrangement de fixation des prix du pain emballé qui avait lieu à travers l’industrie en général, ce que nient catégoriquement Sobeys et Metro et d’autres concurrents.

Metro considère les propos de Weston et Loblaw comme « absolument diffamatoires ». « Nous n’apprécions pas du tout être entraînés dans cette affaire par association, dit Marie-Claude Bacon, directrice principale service des affaires corporatives. C’est pour le moins fort discutable. »

« Nous allons porter une attention toute particulière sur les conséquences de vos mots sur nos affaires, sur notre marque et sur nos droits », peut-on lire dans la lettre de Sobeys.

« Nous vous tiendrons responsable de tous les dommages que nous pourrions subir. Nous n’avons rien à nous reprocher et les Canadiens méritent mieux que ça. »

Réactions timides des autres joueurs

D’autres joueurs font l’objet d’une enquête par le BCC, selon lequel ils auraient pu jouer un rôle dans ce stratagème de fixation des prix du pain emballé.

Le Journal a aussi contacté Tigre Géant, Canadian Bread (pains POM) et Walmart. Les deux premiers se sont bornés à dire qu’ils collaboraient avec le BCC et qu’ils n’avaient aucune raison de croire qu’eux-mêmes ou certains de leurs employés avaient été impliqués dans cette histoire. Walmart n’a pas émis de commentaires.


♦ Loblaw, qui détient notamment les supermarchés Provigo et Maxi, ainsi que la compagnie de pains Weston, a admis qu’elle avait participé à la fixation des prix concernant certains produits de boulangerie, de la fin 2001 à mars 2015. Pour s’excuser, elle va remettre aux consommateurs qui en font la demande une carte de 25 $.