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Policiers en renfort pour retirer des boissons interdites

Policiers en renfort pour retirer des boissons interdites
Photo courtoisie, TVA Nouvelles

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Les corps policiers pourraient venir en aide à la Régie des alcools, des courses et des jeux pour faire retirer des commerces les boissons Four Loko, interdites de vente au Québec.

Avec une équipe de seulement 13 inspecteurs et pas un seul dédié à visiter les commerces, la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ) n’est pas en mesure de faire appliquer son rappel de ces produits depuis le 20 novembre dernier.

Depuis que le fabricant Cidrerie Solar, qui devait retirer les Four Loko des tablettes, a déclaré une faillite de 40 millions $ le 14 décembre, plus personne ne semble avoir les moyens d’appliquer la loi.

« Nous allons travailler avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales, le ministère de la Sécurité publique et le syndic de faillite [de Solar] pour nous assurer que les boissons soient retirées rapidement », explique Me Joyce Tremblay, porte-parole de la RACJ.

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Le Service de police de la Ville de Montréal a confirmé au Journal que des discussions étaient en cours avec la RACJ pour comprendre ce que les policiers pourraient devoir faire.

La RACJ a publié deux communiqués sur son site web, et a demandé à l’Association des détaillants en alimentation du Québec que les produits soient retirés.

En juillet dernier, Le Journal révélait que plusieurs experts s’inquiétaient du danger sur la santé de la Four Loko, cette boisson au goût sucré ayant une teneur en alcool de 11,9 % bien populaire auprès des jeunes.

La RACJ veut retirer les boissons car elles contiennent de l’alcool éthylique plutôt que du cidre ou de l’alcool issu de la fermentation du malt, contrairement à ce qui est indiqué sur le produit.

Commerçants surpris

Les boissons Four Loko sont encore en vente dans plusieurs commerces du Québec. Il a suffi de faire le tour de trois dépanneurs de l’est de Montréal pour en trouver deux où l’on en vendait toujours.

Les commerçants qui vendent encore ces boissons s’exposent à une suspension ou à une révocation de leurs permis d’alcool.