/news/politics
Navigation

La sortie du PDG d'Hydro-Québec est un «désaveu» pour le projet de la CAQ, dit Gaudreault

Sylvain Gaudreault
Photo d'archives Simon Clark Le porte-parole du PQ en matière d’environnement, Sylvain Gaudreault

Coup d'oeil sur cet article

En affirmant qu’il ne pourrait justifier la construction de nouveaux barrages, le PDG d’Hydro-Québec a servi «une gifle très claire» au projet de baie James du 21e siècle de François Legault, affirme le PQ.

«Il est poli, mais il envoie tout un message de désaveu à l’endroit de François Legault et de son plan de match de construire des nouveaux barrages», lance le porte-parole du PQ en matière d’environnement, Sylvain Gaudreault.

En entrevue avec Le Journal, le patron d’Hydro-Québec, Éric Martel, a affirmé que la consommation d’hydro-électricité stagne au Québec et pourrait bientôt décroître. Cela entraînera des surplus qu’Hydro-Québec devra écouler sur les marchés étrangers ou en attirant des entreprises énergivores.

«Il y a encore un potentiel énorme : on pourrait doubler notre production hydroélectrique, mais aujourd’hui je ne peux pas, comme PDG d’Hydro-Québec, justifier la construction d’un nouveau barrage», a-t-il confié au Journal.

Baie James du 21e siècle

Malgré ces surplus, le chef de la CAQ, François Legault, souhaite construire de nouvelles centrales afin d’augmenter les exportations en hydro-électricité du Québec, un projet qu’il a surnommé la «baie James du 21e siècle».

Sylvain Gaudreault estime que François Legault devra dévoiler les détails de son plan, annoncé en grande pompe lors d’un congrès de la CAQ en novembre 2016, avant les élections prévues à l’automne prochain. «Il faut qu’il rende des comptes, dit le critique péquiste. Il doit dire quelles rivières il vise, comment il va les construire [les barrages], pour quels marchés et à quel prix.»

Dans une réponse acheminée par courriel, la CAQ dit toujours souhaiter «qu’Hydro-Québec augmente ses exportations d’électricité et planifie la construction de futurs barrages». «Pour ce qui est des vieux partis, ils n’ont certainement pas de leçons à donner avec leur projet conjoint de cimenterie à Port-Daniel, qui a engouffré des centaines de millions d’argents publics pour construire l’usine la plus polluante du Québec», souligne un de ses attachés de presse, Ewan Sauves.