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Pas de «plan B» pour remplacer l'ALENA

Le ministre du Commerce international, l’honorable François-Philippe Champagne.
Photo Agence QMI, Sébastien St-Jean Le ministre du Commerce international, l’honorable François-Philippe Champagne.

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OTTAWA | Le fédéral s'active pour surmonter le choc d'un retrait des États-Unis de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), mais n'a pas de plan B pour faire face à cette éventualité, a reconnu le ministre du Commerce international François-Philippe Champagne.

En entrevue à l'émission «Question Period» de CTV dimanche, le ministre a affirmé que le gouvernement ne cherchait pas à se doter d'un plan B, mais plutôt à analyser toutes les possibilités.

M. Champagne a été invité à commenter le dossier de l'ALENA alors que, plus tôt cette semaine, une source gouvernementale a indiqué que le gouvernement s'attendait à recevoir un avis de retrait des Américains. Le président Donald Trump a toutefois laissé entendre, dans une entrevue au «Wall Street Journal», être ouvert à l'idée de laisser les négociations se poursuivre jusqu'à l'été.

Le ministre a profité de l'entrevue pour affirmer que les questions progressistes mises de l'avant dans les négociations par le Canada ne nuisent pas aux avancées. «Ce n'est pas le cas du tout. Les vrais problèmes que nous rencontrons sont les mêmes que ceux qui se posaient à l'époque [de la création de l'ALENA]», a-t-il soutenu.

La ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s'est aussi montrée optimiste. Selon elle, l'émission d'un avis de retrait, qui doit être déposé six mois avant que les États-Unis puissent se retirer du traité, ne signifierait pas nécessairement la fin de l'Accord.

Je crois qu'il y a beaucoup d'incertitude sur ce qui pourrait se passer durant cette période de six mois, a fait valoir la ministre lors d'une entrevue à l'émission «The West Block» de Global News dimanche. Ce serait la première fois que les États-Unis se retirent d'un accord de libre-échange, alors il y a beaucoup d'incertitude quant à ce qui se passerait».

Mme Freeland a toutefois indiqué que «c'est notre responsabilité, comme gouvernement, de prendre au sérieux des déclarations [de M. Trump] et de se préparer à toutes les éventualités.»