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Les règles ont été resserrées par des arrondissements

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Tandis que la Ville de Montréal n’a toujours pas sévi contre les salons de massage érotique sur son territoire, certains arrondissements ont pris les choses en main au cours des dernières années.

C’est notamment le cas de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie qui a révoqué le permis d’exploitation de huit salons de massage érotique l’an dernier. Quatre d’entre eux ont fermé leurs portes, alors que les autres contestent le retrait.

« Ce que Rosemont fait est déjà plus sévère que ce que Laval s’apprête à adopter, parce que tous les bars de danseuses et tous les salons de massage érotique sont interdits sur notre territoire », affirme le maire de l’arrondissement, François W. Croteau.

Endroits spécifiques

« Même pour ouvrir un salon de massage “ordinaire”, le zonage permet seulement de le faire à des endroits très spécifiques, ajoute-t-il. Et il y a un contingentement, c’est-à-dire qu’il ne peut pas y avoir plus d’un salon dans une zone de 300 mètres. »

Pour ouvrir un commerce à Montréal, un permis d’occupation doit être obtenu auprès de son arrondissement. C’est ce que font généralement les salons érotiques, tout en cachant qu’ils ont l’intention d’offrir des services sexuels.

Une fois le permis accordé, il est difficile de faire fermer de tels établissements.

Plusieurs arrondissements, dont celui de Rosemont, sont donc plus stricts quant à la délivrance de leurs permis d’occupation depuis quelques années, mentionne M. Croteau.

« Maintenant, quand une personne fait une demande pour ouvrir un salon de massage, nous faisons une enquête préalable pour nous assurer de la bonne foi de la demande », dit-il.

Association reconnue

Dans l’arrondissement de Saint-Laurent, les propriétaires de nouveaux salons de massage doivent désormais prouver qu’ils sont membres d’une association reconnue pour obtenir un permis.

« Ce changement à notre règlement a eu pour effet de disqualifier la quasi-totalité des salons qui étaient déjà en place », indique le maire Alan DeSousa.

La fermeture des salons de massage érotique à Montréal constituait l’une des principales promesses de l’ancien maire Denis Coderre lors de son arrivée au pouvoir en 2013. Son administration n’y est toutefois pas arrivée.

Quant à la nouvelle mairesse Valérie Plante, elle ne s’est pas prononcée sur le sujet lors de la campagne électorale ni depuis le début de son mandat.

La Ville n’a pas donné suite aux demandes d’entrevue du Journal hier.