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André Desmarais silencieux sur l’avenir de Power Corp.

Certains analystes et actionnaires questionnent la performance moyenne du groupe

Amaigri après un long congé de maladie, André Desmarais, cochef de la direction de Power Corporation, participait jeudi à Québec à une annonce touchant sa ferme bioagroalimentaire. Il a refusé de répondre aux questions touchant Power Corp.
Photo Jean-Francois Desgagnés Amaigri après un long congé de maladie, André Desmarais, cochef de la direction de Power Corporation, participait jeudi à Québec à une annonce touchant sa ferme bioagroalimentaire. Il a refusé de répondre aux questions touchant Power Corp.

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Le cochef de la direction de Power Corporation André Desmarais s’est abstenu de tout commentaire sur l’avenir de l’entreprise, à sa première sortie publique depuis son retour d’un congé de maladie de huit mois.

L’homme d’affaires de 61 ans participait à une conférence de presse pour le lancement d’un partenariat entre la Ferme des Quatre-Temps et Nourcy Comptoir & Traiteur. Cette entreprise de Québec proposera désormais des produits de la ferme appartenant à M. Desmarais.

Le même jour, Sagard, une filiale du conglomérat de la famille Desmarais, annonçait quant à elle la création d’un fonds d’investissement de 500 M$ destiné à financer de petites et grandes entreprises canadiennes, principalement celles détenues par leur fondateur.

Mais André Desmarais a catégoriquement refusé de répondre à toute question à ce sujet.

« Je ne suis pas ici pour parler de [Power Corporation], je suis ici pour parler de la ferme », a-t-il notamment indiqué au Journal.

Questions nombreuses

Les questions sont pourtant nombreuses concernant Power et celui qui codirige la société de portefeuille avec son frère Paul Desmarais Jr.

Power n’a jamais précisé les motifs du départ en congé de maladie de son président et cochef de la direction, en avril 2017.

Par ailleurs, en son absence, Power a été la cible de critiques de nombreux analystes et actionnaires, qui jugent que la société ferait mieux de se départir d’actifs jugés « non essentiels » afin de se concentrer sur les services d’assurances et financiers, et améliorer son rendement.

Ce trop grand éparpillement serait l’une des raisons expliquant la performance moyenne de l’entreprise. L’action de Power (TSX : POW) vaut aujourd’hui 31,90 $, soit 10 $ de moins qu’il y a une décennie.

« Pargesa, Power Energy, Square Victoria Groupe de communications, Sagard et China AMC doivent être considérées comme des activités secondaires [qui] freinent la croissance », a notamment estimé l’actionnaire militant Graeme Roustan. Groupe de communications Square Victoria est propriétaire de La Presse.

Quant à Sagard, c’est elle qui est à l’origine de Sagard Credit Partners LP, le fonds d’investissement dévoilé jeudi, dont le but sera de prêter à des entreprises familiales ou de petites sociétés cotées en bourse.

Les investissements non liés au secteur financier « représentent un élément important de la stratégie de diversification à long terme » de Power, souligne l’entreprise.