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Justin Trudeau à Québec: la diversité et le vivre ensemble au cœur des échanges

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QUÉBEC | Près d’un an après l’attentat de la mosquée de Québec, les thèmes du racisme et de la diversité se sont retrouvés au cœur de la soirée de questions et réponses à laquelle le premier ministre Justin Trudeau avait convié la population, jeudi soir.

Photo Simon Clark

Après avoir glissé quelques mots sur l’économie, le premier ministre a en quelque sorte donné le ton à la soirée en abordant les thèmes de «la diversité» et du «mieux vivre ensemble», qui a-t-il souligné, permettent au Québec et au Canada de se démarquer.

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La première question est venue d’une jeune immigrant d’origine vénézuélienne dont la mère peine à se trouver un emploi après deux ans de recherche.

«On se doit d’investir beaucoup plus en intégration, a reconnu M. Trudeau. [...] On devrait pouvoir faire mieux. »

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Coup d’éclat hué

En cours de soirée, un participant a tenté un coup d’éclat en se levant pour aussitôt brandir un drapeau canadien à l’envers sur lequel on retrouvait une croix gammée et des mots offensants.

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«C’est un discours qui n’a pas sa place. [...] C’est ça aussi la démocratie», a réagi calmement Justin Trudeau, pendant que le perturbateur était expulsé par la sécurité sous les huées de la foule.

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Une jeune citoyenne est revenue sur cet incident en s’inquiétant de la multiplication, au Québec et au Canada, de groupes racistes ou identitaires sur réseaux sociaux. La présence somme toute discrète d’un représentant de la Storm Alliance a d’ailleurs été remarquée dans l’assistance.

Pour le premier ministre, ces gens ne représentent pas la majorité silencieuse.

«Il y a presque un an, s’est rappelé M. Trudeau, j’étais venu ici à Québec, un lundi soir, il faisait moins 30, pour pleurer avec les citoyens de la communauté musulmane qui s’était fait attaqué à Sainte-Foy à cause de leur religion. [...] Et ça été tellement touchant pour moi d’être entouré par une douzaine de milliers de citoyens sortis ici dans la rue pour dire: non, pas chez nous, ce n’est pas qui nous sommes.»

Photo Simon Clark

1h30 d’échanges

Le premier ministre a aussi été questionné sur des dossiers plus locaux (voir encadré) qui tardent à se régler, comme celui du pont de Québec et de la voie de contournement à Lac-Mégantic.

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Le premier ministre a aussi été interpellé par une fonctionnaire fédérale victime du système de paye Phénix, qui fait défaut, et par d’autres citoyens sur des enjeux comme la langue, le système électoral et la constitution, notamment.

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«Le vivre ensemble, ce n’est pas jute quelque chose de passif, c’est quelque chose d’actif à tous les jours, et sur ça, je suis extrêmement encouragé par l’assemblée qu’on a eu ce soir», a conclu M. Trudeau, après 1h30 d’échanges.

Photo Simon Clark

 

Quelques questions des citoyens

À propos du pont de Québec

Question: «Où est-ce qu’on en est rendus dans le dossier, parce que-là, il est tout rouillé?

Réponse: « Le pont est parfaitement sécuritaire. [...] Par rapport à l’esthétique, je suis d’accord et c’est pour ça que le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial, la Ville de Québec, on est tous en train de travailler avec le propriétaire du pont, le CN, pour essayer de trouver une solution. [...] Je sais que ça prend beaucoup de temps. »

À propos de Lac-Mégantic

Question: «Quand allez vous ordonner et annoncer publiquement le début de la construction de la voie de contournement à Lac-Mégantic?»

Réponse: « Je ne peux même pas encore imaginer la difficulté, la peine, l’horreur que vous avez vécu. [...] On sera là et on est là pour vous aider. La voie de contournement, on est en train de travailler dessus. [...] On espère avoir des choses à avoir à annoncer très bientôt. [...] Je sais que ça semble très long. »

À propos du système de paie Phénix

Question: «Concrètement, qu’est-ce que vous faites pour régler la situation du service de paye pour qu’on reprenne confiance en notre employeur?»

Réponse: « C’est inacceptable que quiconque ne soit pas payé pour le travail qu’ils sont en train de faire surtout s’ils travaillent pour le gouvernement. [...] Ce n’est pas nous qui avons créé le problème, mais c’est nous qui allons le régler, ça ne vous le promet. »

À propos du chantier Davie

Question: «Présentement à la Davie ici de l’autre côté du pont, [...] on attend des contrats. [...] Qu’en est-il?»

Réponse: « On reconnaît, et c’est reconnu maintenait à l’international, à quel point le travail qui se fait à la Davie est exceptionnel. [...] On va négocier avec la Davie pour l’acquisition de 3 ou 4 brise-glaces. »

À propos de la constitution

Question: «Ne serait-il pas temps de régler le problème constitutionnel qui perdure depuis plus que 35 ans?»

Réponse: « J’accueille avec ouverture et même enthousiasme toute réflexion que Philippe ou les premiers ministres des provinces peuvent avoir sur comment on pourrait améliorer le fonctionnement de notre fédération. [...] Je suis toujours ouvert pour travailler avec eux, mais pour moi ça ne passe pas par la réouverture de la constitution. »