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Plus qu’un simple divertissement

Karaoké
Photo courtoisie Léane Labrèche-Dor et Martin Proulx animent la série documentaire Karaoké.

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Trois genres de spécimens peuplent les bars de karaoké, selon Léane Labrèche-Dor et Martin Proulx : les curieux (ceux qui s’y enfargent les pieds lors d’un enterrement de vie de garçon/fille), les « karaokistes » de plaisance (qui forment la majorité des clients) et ceux qui prennent cela très, très au sérieux. C’est sur cette dernière catégorie de personnes que porte Karaoké, une nouvelle série documentaire de Véro.tv.

Conçue et pilotée par Léane Labrèche-Dor et Martin Proulx, deux amis d’enfance, Karaoké nous fait découvrir des spécimens rares : des mordus qui passent leurs nuits à courir les bars pour reprendre leurs chansons préférées accompagnés d’une trame musicale d’une qualité douteuse.

C’est ainsi qu’au cours des trois ­premiers épisodes, on fait ­connaissance avec Roger, un ­aficionado de 75 ans qui assouvit sa passion sept soirs sur sept, Manon, une animatrice de karaoké bien connue des initiés montréalais, Dominique, une jeune femme de 21 ans qui aime s’égosiller sur Lady Marmalade, et Mehdi, un étudiant en finances qui pousse la note avec puissance.

Une troupe

Durant toute la série, Léane Labrèche-Dor et Martin Proulx sillonnent les rues du Québec afin de recruter de talentueux accros pour former une troupe de passionnés de karaoké. En entrevue au Journal, les animateurs expliquent qu’ils cherchaient des enthousiastes, et non des artistes frustrés ayant toujours rêvé de faire carrière en chanson.

« Notre but, c’était de montrer que pour certaines personnes, le karaoké n’est pas seulement un hobby ; c’est une maladie mentale des plus ­sympathiques ! » lance Léane ­Labrèche-Dor en riant.

Les amateurs sélectionnés auront la chance de fouler les planches de l’Olympia pour chanter leurs classiques de karaoké accompagnés de véritables musiciens. Ce spectacle, mis en scène par Joël Legendre, sera présenté le 1er mars.

Un monde parallèle

La série nous fait découvrir un univers parallèle dans lequel le karaoké est ­beaucoup plus qu’une simple activité de ­divertissement. « Il y a une sorte de mafia du ­karaoké, observe Martin Proulx. Il y en a qui se haïssent parce qu’ils font les mêmes chansons. Il y en a qui passent une mauvaise soirée quand l’ordre n’est pas respecté. Il y en a qui sont fâchés quand ils n’ont pas le même temps de glace que d’autres. »

« Pour moi, le karaoké, c’était très, très lousse : on boit un ­cocktail, pis on chante, ajoute Léane ­Labrèche-Dor. Mais plus on s’y intéresse, plus on réalise à quel point c’est sérieux pour certains. »

► La série documentaire Karaoké est offerte sur ICI Tou.tv Extra, sous l’onglet Véro.tv.

Karao-questionnaire

Votre classique de karaoké ?

Léane Labrèche-Dor : « Dors Caroline de Johanne Blouin. »

Martin Proulx : « Encore un soir de Céline Dion. »

Votre plus gros flop au karaoké ?

Léane Labrèche-Dor et Martin Proulx : « Come What May. On s’était pratiqués au téléphone avant, mais ça avait été une catastrophe. »

Une chanson que vous n’avez jamais osé chanter au karaoké ?

Léane Labrèche-Dor : « N’importe quelle toune d’Adele ou d’Amy Winehouse. Ce sont des voix auxquelles tu ne t’attaques pas. »

Martin Proulx : « Une toune de rap. C’est souvent une fausse bonne idée. Parce qu’après le premier refrain, tu réalises tout le temps qu’au fond, tu ne connais pas vraiment les paroles. »

Votre plus gros irritant au karaoké ?

Léane Labrèche-Dor : « Les gens trop chauds en gang qui sont 25 sur scène pour un micro. »

Martin Proulx : « Les gens qui viennent te voler ton moment. Quand tu montes sur scène pour jouer les choristes pendant la toune de quelqu’un, c’est non. Remplis ton papier, pis attends ton tour. »

Votre établissement de ­karaoké préféré ?

Léane Labrèche-Dor : « Bar Le ­Coktail. C’est un classique. »

(1669, rue Sainte-Catherine Est, à Montréal)

Martin Proulx : « Bar Zoé. C’est comme une cabane à sucre du karaoké... mais c’est un resto de fondues. »

(3296, rue Jean-Talon Est, à Montréal)