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Guy Ouellette pourra être candidat aux prochaines élections

Guy Ouellette
Photo d'archives, Simon Clark Guy Ouellette

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BEIJING | Soupçonné par l’UPAC d’avoir coulé aux médias de l’information sur des enquêtes policières en cours, le député libéral Guy Ouellette pourra tout de même être candidat l’automne prochain si aucune accusation n’est portée contre lui.

C’est ce qu’a affirmé le premier ministre Philippe Couillard en marge de sa mission économique qui se déroule toute la semaine en Chine.

« À ce que je sache, monsieur Ouellette n’est pas accusé de quoi que ce soit, souligne celui qui est également chef du Parti libéral du Québec. Tant que ça demeure le cas, il est un membre à part entière de notre caucus. »

Fuites aux médias

La semaine dernière, un juge de la Cour du Québec a permis la publication des affidavits présentés par l’UPAC l’automne dernier afin d’obtenir la permission de fouiller la résidence du député. Guy Ouellette avait alors été arrêté, mais il ne fait toujours l’objet d’aucune accusation.

Dans les documents rendus publics la semaine dernière, on apprend que l’UPAC soupçonne le député libéral d’avoir obtenu illégalement des informations policières afin de les transmettre aux médias.

Les accusations envisagées par l’UPAC dans cette affaire sont abus de confiance, vol et entrave à la justice. Guy Ouellette est également soupçonné par le corps policier « d’avoir influencé ou négocié une nomination ou d’en avoir fait le commerce ».

Enquête en cours

Philippe Couillard admet être troublé par les motifs de l’arrestation de son député, mais il s’en remet à l’État de droit. « Ce sont des choses préoccupantes, mais, encore une fois, monsieur Ouellette n’est accusé de rien », dit-il.

Le premier ministre refuse toutefois de dire s’il souhaite que l’UPAC ait achevé son enquête avant les prochaines élections provinciales, afin de savoir si Guy Ouellette sera accusé ou non. « Je n’ai surtout pas à donner d’instruction à l’UPAC sur la conduite de leurs enquêtes », dit Philippe Couillard.

Après l’arrestation de Guy Ouellette l’automne dernier, le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, avait dénoncé le silence de l’UPAC sur ses motifs pour arrêter un député. « Que des accusations soient portées ou que des excuses publiques soient faites. Qu’on accuse ou qu’on s’excuse », avait-il lancé lors d’un discours solennel au Salon bleu.

Trois mois plus tard, le député n’a toujours pas été accusé.