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Accusé d’avoir conseillé le meurtre d’un policier: il nie tout

Accusé d’avoir conseillé le meurtre d’un policier: il nie tout
Illustration DELF BERG, archives

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Un Montréalais accusé d’avoir mis à prix la tête d’un policier a juré ne pas être la personne qui a promis en ligne une récompense de 1000 $ à qui tuerait l’agent.

« Je ne savais rien à propos de cette annonce. La première fois que je l’ai vue, c’est après avoir été arrêté », a lancé mardi Anatoliy Vdovin devant le jury, au palais de justice de Montréal.

Vdovin, 48 ans, espère ainsi être acquitté de l’accusation d’avoir conseillé le meurtre de Ian Lafrenière, porte-parole de la police de Montréal.

Selon la Couronne, Vdovin a publié une petite annonce sur les sites internet Craiglist et Adcentre, en avril 2013.

« Recherché mort », disait l'annonce qui comportait une brève description du policier en des termes péjoratifs. Une photo du policier Lafrenière lors d’un point de presse, avec un point rouge ajouté sur son front, coiffait l'annonce.

Les policiers avaient pris l’affaire au sérieux et Vdovin avait été arrêté quelques jours plus tard à la Bibliothèque de Westmount, où l'annonce avait été mise en ligne. Les caméras de surveillance montrent d’ailleurs les va-et-vient de l'accusé.

Défense

Mais si l’image du policier a été retrouvée dans l’ordinateur portable de l’accusé, ce dernier jure qu’il n’a rien à voir dans cette affaire.

« Je ne suis pas le seul qui utilise le laptop, mes associés l’utilisent aussi », a-t-il dit tout en refusant de nommer ces derniers.

Il s’est limité à dire qu’il rencontrait régulièrement des partenaires à la bibliothèque de Westmount, dans le cadre de ses activités de vendeur de matériel industriel à l’étranger. Et s’il a confirmé dans le passé que le courriel relié aux annonces était le sien, c’était pour que les policiers le laissent rentrer chez lui, a-t-il juré en cour.

Quant à Ian Lafrenière, Vdovin assure qu’il ne le connaît qu’à travers des entrevues à la télévision.

L’accusé s’est toutefois légèrement emporté lorsque la procureure Geneviève Rondeau-Marchand lui a demandé s’il avait « un problème avec l’autorité ». C’est que Vdovin, a fait remarquer la Couronne, ne se levait pas à l’arrivée du juge et du jury dans la salle, comme le commande le décorum.

« Ce n’est pas votre problème », a-t-il répondu d’un ton sec, visiblement contrarié par la question.

Les plaidoiries commenceront mercredi par celles de l’avocat de la défense Fabio Dell’Aquila. Le juge Stephen Hamilton donnera ses instructions le lendemain et le jury sera ensuite isolé jusqu’à ce qu’il parvienne à un verdict unanime.