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Dans la garde-robe de... Myriam Leblanc

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J’avais croisé Myriam Leblanc à quelques reprises certains soirs de premières. J’ai donc amorcé notre entretien en abordant la mode québécoise, car elle mentionnait souvent des marques telles que Mélissa Nepton, Veinage ou Ève Gravel sur les tapis rouges. Mais j’ai vite réalisé que la consommation locale de cette « citoyenne du monde » ne s’arrêtait pas à la mode. « Je suis consciente de mon empreinte sur l’environnement. »

« Je magasine dans des épiceries “zéro déchet”. Je suis végétarienne depuis deux ans. Je suis conséquente », précise-t-elle.

D’ailleurs, entre deux photos, elle me lance : « Laisse-moi mettre un peu de rouge à lèvres. Tu connais la marque Maison Jacynthe (Jacynthe Renée) ? C’est ma nouvelle gamme de cosmétiques fétiche. Son rouge à lèvres a une tenue parfaite. Ce sont des produits de beauté 100 % naturels, actifs et végétaliens de très bonne qualité ».

Son goût des belles choses et de la coquetterie lui a été transmis par ses parents. « Ils ont toujours été bien mis. Mes parents ont toujours été soucieux de leur apparence. J’ai un souvenir de mon père qui cirait ses souliers. D’ailleurs, à 63 ans, il porte encore ses chaussures de noces. Ma mère me tricote encore des écharpes et des bas. Être bien mis est à la fois un respect de soi et de l’autre. Et en plus, ça donne de l’assurance », déclare la comédienne.

Myriam nous présente ses pièces coup de cœur, rend hommage à ses designers préférées et partage son astuce pour porter sa robe favorite tout au long de l’année.

Photo Chantal Poirier
  • Chandail TAYLORS
  • Robe BODYBAG BY JUDE
  • Chaussures JOHN FLUEVOG

« J’aimais tellement cette robe que je voulais la porter toute l’année. Et j’ai trouvé le truc, il suffit de la superposer à un chandail col roulé », explique Myriam. Autre astuce, agencez votre collant à votre chaussure pour allonger votre silhouette.

Photo Chantal Poirier
  • Bracelet ANNE-MARIE CHAGNON
  • Robe NADYA TOTO
  • Bottines JOHN FLUEVOG

« Nadya Toto fait des robes qui sont très confortables. Elle choisit des matières extensibles et des motifs qui font des merveilles pour la silhouette­­­. Ce modèle en est le parfait exemple », lance Myriam.

Photo Chantal Poirier
  • Boucles d’oreilles ANNE-MARIE CHAGNON
  • Robe BODYBAG BY JUDE
  • Bottines JOHN FLUEVOG

« C’est ma petite robe lorsque je me sens coquette. Judith (la designer) a cette façon de choisir les matières et elle a une attention pour les détails. Pour ce modèle, j’aime beaucoup la façon dont les carreaux ont été travaillés et le fait qu’elle ait des poches », précise la comédienne.

« J’ai vraiment un faible pour les chaussures et les bottes de John Fluevog. J’en ai d’ailleurs une petite collection. Elles ont ce petit je ne sais quoi de différent », dit-elle.

Photo Chantal Poirier
  • Camisole MÉLISSA NEPTON
  • Bracelet ANNE-MARIE CHAGNON
  • Pantalon MÉLISSA NEPTON
  • Chaussures NAPOLEON

« J’adore la collection de Mélissa Nepton. Cette camisole et ce pantalon sont noir et blanc, mais ce n’est pas plate », confie-t-elle avant de préciser qu’à la vue de ces chaussures qu’une styliste avait apportées pour une séance photo, elle lui avait dit : « Tu sais que tu ne repartiras pas avec ! »

Photo Chantal Poirier

« J’ai plusieurs créations Anne-Marie Chagnon. Elle se réinvente chaque saison, tout en travaillant les mêmes matières. Elle imagine des pièces imposantes qui rehaussent bien une tenue », dit-elle en me présentant un assortiment de bagues, de bracelets et de boucles d’oreilles en étain et en résine dans sa pochette à bijoux.

4 questions mode à Myriam...

Vous êtes une fervente du « Fait à Montréal » et des marques d’ici. Parlez-m’en un peu ?

Les designers d’ici travaillent fort. Je sens le devoir de les encourager. Ils tripent et ils créent avec passion. J’ai un certain inconfort à acheter des articles qui sont faits à l’extérieur. Alors que moi, je travaille des textes, ils manipulent les tissus. Je fais l’effort du détour pour acheter local. C’est ma philosophie de vie. Il se fait de très belles choses au Québec et on me demande souvent : « Où as-tu trouvé ce morceau ? » J’ai une grande fierté de mentionner un designer d’ici.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que les pièces de designers québécois sont plus chères ?

Sur le moment, il faut payer le prix, mais c’est un investissement qui finit par ne pas coûter cher. J’ai acheté des pièces dans de grandes chaînes et à tout coup, la qualité n’y est pas et les articles ne durent pas. Je devais donc faire de nouveaux achats la saison suivante. Par contre, je pense, entre autres, à une robe Nadya Toto que j’ai payée 350 $ il y a de cela plusieurs années. Je reçois encore des commentaires.

Si je répartis ce montant sur 10 ans, cela fait 35 $ par année, et ça, c’est pas cher ! C’est de la consommation durable.

Votre garde-robe est composée principalement de quel vêtement ?

Je me sens belle quand je me glisse dans une robe et c’est une promesse de confort lorsque j’enfile une combinaison. Ma garde-robe déborde de robes et de combinaisons, dont certaines que j’ai depuis des années. Je suis une fille fidèle à mes coups de cœur. Je ne consomme pas beaucoup, par contre j’accumule. Je porte sans pudeur la même pièce pendant cinq ans, puis je la tasse pour redécouvrir une ancienne robe au fond de la garde-robe. Mes vêtements ont des lignes classiques, mais ils ont tous un petit quelque chose qui les sépare du lot. Ainsi je garde mes vêtements, car ils sont de qualité et ils perdurent dans le temps.

Comment décririez-vous votre style ?

Je ne sais pas si j’ai vraiment un style. Par contre, tout comme ma mère, je craque souvent pour des pièces originales. Dans ma vingtaine, je feuilletais des magazines à la recherche des tendances. Aujourd’hui, je préfère me rendre en boutique et essayer les morceaux qui m’intéressent. Je me laisse guider par les nouvelles créations des designers.

Ses bonnes adresses

  • Bodybag by jude
  • Mélissa Nepton
  • Nadya Toto
  • Katrin Leblond

À l’agenda de Myriam

  • Elle est en répétition pour la pièce Impromptu qui sera présentée au Théâtre du Rideau Vert à partir du 20 mars 2018.
  • Elle est en préparation pour la pièce Laurel et Hardy qui sera présentée au Théâtre Hector-Charland­­­ au mois d’août.
  • Elle est toujours de la distribution de Ruptures.