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Un député veut un fonds consacré à la recherche

<b>Nicola Di Iorio</b><br /><i>Député libéral</i>
Photo d'archives, Sarah-Maude Lefebvre Nicola Di Iorio
Député libéral

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OTTAWA | Un député libéral fédéral et militant pour la sécurité routière se dit « extrêmement préoccupé » des effets de la légalisation du cannabis sur la sécurité publique. Il veut donc convaincre son parti de verser les profits de la vente du cannabis dans un fonds spécial pour la recherche et la sensibilisation.

« En ce moment, [le gouvernement] est préoccupé par ce qui peut être commercialisé, par qui, et dans quelles circonstances. On n’est pas du tout préoccupé par les conséquences de cette légalisation sur la société. On ne le regarde pas, on ne se questionne pas et il faut qu’on le fasse au préalable », a lancé en entrevue le député Nicola Di Iorio.

Celui-ci s’inquiète spécialement de l’absence de consensus dans la recherche quant à la quantité de cannabis nécessaire pour affaiblir les capacités.

Préoccupé

« J’entends beaucoup de préoccupations de tous les paliers de gouvernement sur qui va avoir quel pourcentage de l’argent taxé. Mais je ne les entends pas parler de ce qu’ils veulent faire avec cet argent [...] Il y a encore énormément de questions sans réponses [à propos du] cannabis », se désole le député québécois.

Sa solution : que tous les paliers de gouvernement qui reçoivent de l’argent de la taxe d’accise sur le cannabis l’investissent obligatoirement dans un fonds réservé à la prévention et à la recherche.

Ça va trop vite ?

Sans dire qu’il pense que son gouvernement va trop vite avec la légalisation prévue cet été, M. Di Iorio est d’avis que la technologie et la recherche sur le cannabis devraient être bien plus avancées avant que la drogue soit distribuée légalement.

« Je suis favorable à la légalisation, mais je suis extrêmement préoccupé par ses conséquences sur la sécurité routière et la sécurité dans les milieux de travail, analyse le député. Dans un monde idéal, la légalisation se ferait après qu’on aura les appareils et la recherche nécessaires. »

Mais est-ce que ses collègues s’intéressent à l’idée d’investir les sommes de la taxe d’accise sur le cannabis dans un fonds réservé ?

« Pas du tout. Je n’ai pas senti [d’intérêt] dans mon gouvernement par rapport à ça. On me dit souvent qu’il est trop tôt pour en parler, mais à un moment donné, il va être trop tard. Mais mon gouvernement réagit à l’opinion publique [...] donc si vos lecteurs s’expriment là-dessus, le gouvernement va écouter », lance M. Di Iorio.