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Un chef d’orchestre au service des moins nantis

Depuis 2013, Nicolas Ellis a amassé plus de 25 000$ pour aider des organismes

Nicolas Ellis
Photo Chantal Poirier Rencontré dans un café, le chef Nicolas Ellis a levé le voile sur le spectacle Da Ponte bien culotté qu’il présentera au Corona.

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À 26 ans, Nicolas Ellis a déjà dirigé des orchestres à travers le Canada, les États-Unis et l’Europe. Mais c’est ici même, à Montréal, que le jeune chef met son expertise au service des moins nantis grâce à l’Orchestre symphonique de l’Agora qu’il a fondé il y a cinq ans.

Certains suivent leurs vedettes rock préférées aux quatre coins de la planète. Nicolas Ellis, ce montréalais préfère partir rejoindre ses chefs d’orchestre préférés à l’étranger, allant jusqu’à Berlin pour y voir un concert dirigé par Yannick Nézet-Séguin, ou encore Los Angeles pour y regarder travailler Gustavo Dudamel.

À son tour, Nicolas Ellis a été appelé à mener des orchestres en France, en Italie, en Autriche et en République tchèque, pour ne nommer que quelques pays. Ici, il est invité à diriger l’Orchestre métropolitain à différentes occasions, en plus d’être le chef assistant de l’Orchestre symphonique de Québec, sous la tutelle de Fabien Gabel.

Tous des endroits où son jeune âge n’a jamais été un obstacle, insiste-t-il.

« Évidemment, je suis dans une phase de ma carrière où je dois faire mes preuves. Mais, par expérience, quand un chef arrive bien préparé et qu’il respecte ses musiciens, ils le respectent en retour, peu importe son âge », explique-t-il, en entrevue au Journal.

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Depuis cinq ans déjà, Nicolas Ellis met son expertise au profit des plus démunis grâce à sa création, l’Orchestre symphonique de l’Agora. Au fil des ans, leurs concerts ont servi à amasser des fonds pour différents organismes tels que la Croix rouge canadienne, Équiterre et la Fondation québécoise pour l’alphabétisation. En tout, ce sont plus de 25 000 $ qui ont été remis à différentes causes depuis 2013.

Ce samedi, ce sera au tour du Carrefour musical de Laval de bénéficier de l’aide de l’Orchestre symphonique de l’Agora avec le concert Da Ponte bien culotté. Pour l’occasion, Nicolas Ellis portera la musique classique en dehors de son circuit habituel jusqu’à la scène du Théâtre Corona ; un choix de salle qui contraste avec l’image habituelle du classique, mais qui n’a pas été choisie au hasard.

« Je voulais présenter un spectacle dans un cadre plus décontracté, en formule cabaret, où les gens vont pouvoir prendre une bière pendant la représentation. Il n’y aura absolument rien de conventionnel dans ce show-là. Ça va être salé... très salé », avance Nicolas Ellis en riant.

En effet, le spectacle portera sur la vie de Lorenzo da Ponte, un poète et librettiste bien connu pour ses diverses collaborations avec Mozart, mais aussi pour ses frasques rocambolesques. Sa vie a été ponctuée de dettes, exils, aventures extraconjugales et autres scandales notoires.

« C’est un spectacle qui va complètement détonner des attentes habituelles envers la musique classique. Il a été fait par des jeunes, pour un public jeune, de 18 à 45 ans », résume Nicolas Ellis.

Mis en scène et narré par Isabeau Proulx-Lemire, le concert comptera également sur la participation de six chanteurs de l’atelier lyrique de l’Opéra de Montréal et, bien sûr, l’Orchestre symphonique de l’Agora.


► Le spectacle Da Ponte bien culotté sera présenté ce samedi 3 février au Théâtre Corona.