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Parole qui libère n’a pas de permis de culte

L’église détient actuellement un permis pour exploiter un studio

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La controversée église Parole qui libère (PQL) et son apôtre Patrick Isaac, qui promettent des « méga­miracles » et la réussite financière, n’ont pas de permis de lieu de culte pour exploiter le bâtiment où ses fidèles se rassemblent chaque dimanche.

« Si le Centre A.C.T.I.O.N. [dans lequel l’église PQL] opère un lieu de culte, il le fait illégalement, à l’insu de l’arrondissement », dit Richard Caron, de l’arrondissement de Saint-Léonard.

Le Journal rapportait cette semaine qu’une dizaine d’ex-fidè­les disent avoir été floués par l’apôtre Patrick Isaac et son église PQL, ce que les dirigeants de l’église ont nié. L’établissement est fréquenté par des vedettes du showbiz et du sport.

De gros dons

Les témoins disent avoir été incités à donner à l’église leur premier salaire de l’année et à cotiser pour de somptueux cadeaux, dont des voitures Mercedes et Porsche.

Chaque dimanche, les fidèles se rassemblent dans l’immeuble évalué à 2 M$, qui loge des entreprises de la famille Isaac, des cultes aux séances de coach­ing en passant par le mentorat d’affaires.

L’arrondissement indique que ce centre n’a jamais obtenu de permis de lieu de culte. Il détient actuellement un permis pour exploiter un studio d’enregistrement et pour des « activités d’organisme ».

Centre apostolique

Une recherche sur le site internet de l’église PQL permet de constater qu’elle affirme être « un centre apostoli­que », « une assemblée fondée sur la Parole qui libère. Confessant que Jésus-Christ est Sauveur et Seigneur. »

Steve Rasier, un des dirigeants, a indiqué que le Centre ne compte pas faire de demande de permis de lieu de culte. « L’administration m’informe que le Centre A.C.T.I.O.N. n’est pas un organisme religieux, mais une incorporation louant des espaces locatifs à différentes entreprises et organismes à mission socioéconomique », nous a-t-il écrit.

L’arrondissement Saint-Léonard dit n’avoir jamais constaté la présence d’apôtres ou de célébrations religieuses dans ses 13 inspections auprès du centre, mais assure vouloir faire d’autres vérifications.