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L’arme à double tranchant du PLQ

Quebec
Photo d'archives Stevens LeBlanc

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Une discussion avec une source politique hier m’a amené à une réflexion des plus intéressantes.

Est-ce que la bonne performance de l’économie québécoise est de nature à aider le PLQ dans sa quête à la réélection, ou bien est-ce que cela peu ultimement mener à leur perte?

Quel est le rapport, me direz-vous?

Le rapport est que, pour une population, le courage nécessaire pour oser se tourner vers de nouveaux horizons découle souvent d’un certain confort. D’une certaine sécurité, si vous voulez.

Or, le vent de changement est fort en ce moment au Québec. Il y a une lassitude aisément palpable, produit des 15 années quasi ininterrompues du pouvoir libéral. Cela est tout à fait normal. 

Mais ce qui peut pousser les électeurs à vouloir aller jusqu’au bout et oser donner une chance à la CAQ, c’est aussi cette espèce de sentiment que la maison est en ordre et que ce serait le bon moment pour « essayer quelque chose d’autre ».

Historiquement, les Québécois se sont servis des libéraux comme étant une espèce de « valeur refuge ». L’économie est précaire? Vite, les libéraux. Il y a de l’instabilité dans l’air? Rouge, rouge rouge!!!

Alors voilà le danger qui guette Philippe Couillard. Autant celui-ci souhaite marteler que l’économie se porte bien de par ses actions, autant cela peut conforter les électeurs dans leur volonté à les déloger pour donner une chance à la CAQ.

Et les libéraux sont conscients de ce risque. Au point de souhaiter une fragilisation de l’économie au cours des prochains mois? Comme me disait en un apparatchik libéral, « des coups de gueule du Dow Jones comme lundi, on prendrait 2-3 autres dans les prochaines semaines... »

C’était une boutade, bien sûr. Mais quand même, cela est lourd de sens.