/sacchips/pushstart
Navigation

Bayonetta sur Switch: de l'action non-stop dans le creux de vos mains

Coup d'oeil sur cet article

Si vous n’avez jamais joué à Bayonetta ou à sa suite encore plus spectaculaire, il n’y a pas meilleur moment que maintenant pour faire l’expérience de deux des plus grands jeux d’action de tous les temps, nouvellement réédités et vendus en duo pour la Nintendo Switch.

Il y a une multitude de raisons pour faire l’éloge de cette série: ses scénarios et environnements rocambolesques, sa mémorable bande sonore J-pop, ou encore les personnalités complètement décalées des personnages. Mais sa force réside d’abord, au-delà de tout le tralala, dans son gameplay de base.

À cet égard, Bayonetta 1 et 2 sont assez semblables, du moins en surface. Ce sont des jeux d’action à la troisième personne où l’on contrôle avec style et précision un personnage qui bat des vagues d’ennemis puissants en enchainant les plus gros combos possibles, de manière semblable à Devil May Cry.

Capture d'écran

 

Les jeux se démarquent de leur compétition grâce à la place qu’ils laissent aux joueurs pour être créatifs. Il existe des dizaines de combinaisons de boutons et de techniques avancées qui permettent de bonifier ou prolonger vos combos, à terre ou dans les airs, sans oublier l’importance de bien timer ses esquives.

Des ennemis complexes et uniques, vulnérables à différentes stratégies, une grande variété d’armes, d’excellentes animations et un design sonore impeccable font en sorte que le combat reste satisfaisant et explosif même après des dizaines d’heures de jeu.

Bayonetta 1 et 2 testeront incessamment votre dextérité et votre patience, puisque chaque détail (dégâts infligés, dégâts subis, multiplicateur de combos, temps) est pris en compte dans le classement décerné à la fin de chaque combat et chapitre. Et c’est extrêmement difficile d’avoir de bons scores.

Capture d'écran

Bref, si vous y jouez avec un souci de constante amélioration, les jeux sont presque infiniment rejouables. Ils sont même plus plaisants après avoir été terminés au moins une fois (15 heures pour Bayonetta, 10 heures pour Bayonetta 2), puisque vous avez accès dès le départ à une tonne de techniques déjà débloquées.

Notons aussi que Bayonetta 2 inclut un mode coopératif en ligne nommé Tag Climax, qui consiste à (surprise!) battre des anges à deux. Je n’ai pu trouver de partenaire dans mon test du jeu, mais considérant qu’il s’agit du même mode que sur Wii U, c’est bien amusant pendant quelques rondes, surtout en jouant avec les personnages supplémentaires comme Rodin.

L’histoire importe peu

Les points de vue par rapport au scénario de Bayonetta sont très variables. Personnellement, je trouve qu’il est correct, mais que les cinématiques prennent tellement de place dans les deux jeux qu’il ne vaut pas vraiment la peine d’être suivi.

Pour faire l’histoire courte, sans spoilers, deux clans, soit les sorcières de l’Umbra, maîtresses des ténèbres, et les sages Lumen, anges de la lumière, contrôlaient l'univers et protègent le monde humain.

Éventuellement, ils se sont battus, les sages Lumen ont lancé une chasse aux sorcières et une seule d’entre elles a survécu: Bayonetta. Elle se réveille 500 ans plus tard dans un cercueil, sans souvenir, et doit mettre la main sur un joyau pour retrouver sa mémoire et comprendre ses origines.

Étant sorcière de l’Umbra, Bayonetta a des pouvoirs magiques presque tous liés à ses cheveux. Elles les a obtenus en faisant un pacte avec un démon.

Ceux-ci peuvent se transformer en énormes poings ou pieds pour terminer des combos, ou même en gigantesques démons qui mangent des sages Lumen. Ouais, c’est un peu over-the-top.

Capture d'écran

Dans Bayonetta 2, qui se déroule quelques mois après la saga précédente, Bayonetta doit se rendre aux portes de l’enfer pour retrouver son amie, Jeanne, qui a été enlevée par un démon. On y apprend aussi davantage sur les fameuses chasses aux sorcières.

Il y a aussi des histoires de différents timelines et de voyages dans le temps... Bref, c’est un peu difficile à suivre et les cinématiques sont pas mal longues, mais le charme et l’humour des personnages compensent un peu pour ces maladresses.

Capture d'écran

Pareils mais différents

Je recommanderais aux nouveaux arrivants de jouer aux jeux en ordre, non seulement pour l’histoire, mais surtout puisqu’il est difficile de s’ajuster au premier après être passé à travers sa suite.

Bayonetta 2 est beaucoup plus accessible, le timing des combos étant un peu moins stricte et l’expérience étant globalement plus smooth.

Le développeur Platinum Games a coupé dans le gras dans Bayonetta 2. Il contient moins de segments d’exploration et de platforming drabes, pas de QTEs qui mènent directement à votre mort et pas de mini-jeux stupides à la fin de chaque niveau. Il y a plus d’action, moins de blabla, et presque tous les aspects un peu gossants de l’original sont laissés de côté en faveur du pur combat.

Bayonetta 2 est également bien plus beau que son prédécesseur. Adieu le look grisâtre des jeux de septième génération, bonjour les couleurs bleutées et vivantes! Après avoir joué au 2, Bayonetta devient assez difficile à regarder, bien qu’il déborde de personnalité.

Capture d'écran

Sexiste?

Il est difficile de parler de Bayonetta sans parler de la sexualisation du personnage, qui a suscité pas mal de débats en 2009. Ses vêtements sont composés de ses cheveux, après tout, donc elle se dénude à plusieurs reprises en effectuant ses attaques spéciales, soit les Wicked Weaves, les Torture Attacks et les Umbran Climax.

C’est un débat dans lequel je ne veux pas rentrer, mais c’est certain que les gros plans d’entrejambes, de seins et de fesses sont parfois un peu... juvéniles. Par contre, Bayonetta est indéniablement badass et est loin d'être unidimensionnelle, comme on l'apprend rapidement lors du premier volet de la série.

Ultimement, pour moi, c’est le gameplay qui prime, et ce ne sont pas quelques séquences un peu douteuses qui diminueront mon appréciation de Bayonetta 1 et 2.

Capture d'écran

Et les portages dans tout ça?

Tout ce que j’ai à dire est qu’ils sont plus que réussis.

Les deux jeux performaient déjà bien, mais de manière assez instable, sur Wii U, avec une fréquence d’images qui oscillait autour du 60 images/seconde.

Au niveau technique, les versions Switch de Bayonetta 1 et 2 sont plus stables que les versions Wii U et les couleurs, en général, sont un peu plus vives. Je n’ai noté aucune instance de ralentissement important, comme on pouvait parfois voir dans les versions précédentes.

Capture d'écran

Les jeux roulent d’ailleurs très bien en mode portable, et j’ai passé la majorité de mon temps de jeu couché sur mon lit ou mon divan. L’écran est de taille parfaite pour voir toute l’action, et écouter la superbe bande sonore avec des écouteurs est un vrai plaisir.

Après avoir rejoué à ces classiques de Platinum Games, je suis super enthousiaste à l’idée que Bayonetta 3 verra bientôt le jour sur la Switch. Bien que la série n’ait pas encore été un énorme succès mainstream, je crois qu’elle a le potentiel de joindre un vaste auditoire, et je crois que ces portages puissent justement introduire Bayonetta à un public qui ignore son existence, ou qui connaissent la sorcière seulement cause de Smash.

 

Bayonetta 1 + 2

Genre: Action / combat

Plateforme: Nintendo Switch

Éditeur: Nintendo

Développeur: Platinum Games

Joueurs: 1-2 (en ligne)

Date de sortie: 16 février 2018

Prix: 79,99$ CAD