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Ça va en prendre plus que ça...

Les Américaines dominent, les Canadiennes l’emportent

Marie-Philip Poulin (29) et Monique Lamoureux-Morando (7) sont entrées en collision, en deuxième période.
Photo Didier Debusschère Marie-Philip Poulin (29) et Monique Lamoureux-Morando (7) sont entrées en collision, en deuxième période.

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GANGNEUNG | Les chances sont bonnes pour que les Canadiennes rencontrent une fois de plus les Américaines en finale du tournoi olympique. Mais si ça devait arriver, elles devront connaître une meilleure performance que dans leur duel de la ronde préliminaire.

Les Canadiennes ont emporté une cinquième victoire de suite en matchs internationaux contre leurs éternelles rivales, jeudi, par le score de 2 à 1. Mais ce sont ces dernières qui ont dicté le tempo de la rencontre et dominé largement au chapitre des tirs au but (44 contre 23).

Marie-Philip Poulin (29) et Monique Lamoureux-Morando (7) sont entrées en collision, en deuxième période.
Photo Didier Debusschère

Le match n’avait aucune incidence sur le classement de la ronde préliminaire, les deux équipes étant déjà qualifiées pour les demi-finales en raison de leurs performances précédentes.

N’empêche que cette confrontation était attendue depuis longtemps entre ennemies jurées qui se font la vie dure depuis tellement d’années.

Lacasse brillante

À son premier match olympique — elle n’avait pas vu d’action à Sotchi en 2014 —, Geneviève Lacasse a été brillante. Elle a été sans contredit l’étoile de son équipe.

Dès les premières minutes de jeu, elle a frustré Hilary Knight qui avait profité d’un chaotique changement de lignes des Canadiennes pour s’échapper.

En deuxième période, la gardienne de Montréal s’est de nouveau mise en évidence lors d’un tir de pénalité accordé à Jocelyne Lamoureux, après qu’une joueuse canadienne eut fermé la main sur la rondelle dans le rectangle réservé au gardien.

« Geneviève a été incroyable, s’est réjouie Mélodie Daoust. Elle a travaillé si fort pour être ici. Elle est si forte mentalement. On a pu s’en rendre compte sur le tir de pénalité. Tout simplement fantastique. »

Bonne deuxième

Les Canadiennes ont inscrit leurs deux buts en deuxième période. Profitant d’un avantage numérique, Meghan Agosta a ouvert le pointage en déjouant Maddie Rooney, après avoir reçu une passe parfaite de Nathalie Spooner.

Puis, le tir de Sarah Nurse a touché le haut de l’épaule de Rooney avant de trouver refuge dans le filet

Vers la fin de l’engagement, Brianna Decker est venue à un cheveu d’inscrire les Américaines au pointage, mais son tir a atteint le poteau.

Dès le début de la troisième période, les Américaines ont réduit l’écart sur un excellent jeu individuel de Kendall Coyne, qui est passée à travers la défense canadienne pour filer jusqu’à Lacasse et lui glisser la rondelle entre les jambières.

Encore du travail

« Je suis satisfaite du résultat du match », a commenté l’entraîneuse Laura Schuler.

« Geneviève a été incroyable et notre jeu de puissance nous a procuré un but.

Marie-Philip Poulin (29) et Monique Lamoureux-Morando (7) sont entrées en collision, en deuxième période.
Photo Didier Debusschère

« Par contre, il y a des points de notre jeu qu’on doit améliorer et c’est ce que nous allons nous appliquer à faire au cours des prochains jours.

« Entre autres, il va falloir qu’on génère plus d’attaques et qu’on dirige plus de rondelles au filet. Il va aussi falloir qu’on limite les chances de marquer qu’on accorde à nos adversaires. »

Huit en 10

Cette troisième victoire en ronde préliminaire du tournoi olympique donne aux Canadiennes le rôle de tête de série numéro 1 dans le groupe A. Cela leur permettra de disputer leur match de demi-finale lundi contre la moins performante des équipes gagnantes des quarts de finale (Athètes de Russie contre Suisse, et Finlande contre Suède), qui auront lieu samedi.

Les États-Unis joueront l’autre match de demi-finale, lundi également.

De leur côté, les Américaines demeurent confiantes pour la suite des choses.

« Nous rejouerions ce match contre les Canadiennes et nous le remporterions huit fois sur dix », a assuré Amanda Kessel.


♦ Le Canada s’est vu refuser un but quand on a jugé que Haley Irwin avait intentionnellement dirigé la rondelle derrière Maddie Rooney avec son patin.


♦ Nathalie Spooner a disputé son 100e match international.


♦ En inscrivant deux buts en six secondes contre les Athlètes olympiques de Russie l’autre soir, Jocelyne Lamoureux a battu le record olympique de 16 secondes que Caroline Ouellette détenait depuis le 11 février 2006.

 

« Nous avons trois bonnes gardiennes » – Geneviève Lacasse

Marie-Philip Poulin (29) et Monique Lamoureux-Morando (7) sont entrées en collision, en deuxième période.
Photo Didier Debusschère

S’il y a une valeur sûre pour l’équipe canadienne depuis le début du tournoi olympique, elle se trouve devant le filet.

Dans le premier match préliminaire, Ann-Renée Desbiens a repoussé 18 tirs et passé un pinceau de 5 à 0 aux Athlètes olympiques de Russie.

Ensuite, Shannon Szabados est demeurée invaincue en sept matchs olympiques quand elle a aidé l’équipe nationale à battre la Finlande 4 à 1.

Puis jeudi, Geneviève Lacasse s’est montrée très efficace face aux Américaines.

Laura Schuler aura donc l’embarras du choix quand viendra le temps de choisir quelle gardienne elle enverra dans la mêlée pour le match de demi-finale, lundi.

Lacasse croit-elle que sa performance contre les Américaines lui donnera un avantage ?

« Ann-Renée, Shannon et moi avons toutes les trois bien joué. Nous sommes toutes les trois de bonnes gardiennes », a raconté Lacasse.

« J’ai confiance que peu importe laquelle de nous sera envoyée dans la mêlée, nous allons connaître du succès. »

Pas de clin d’œil

Lacasse s’est particulièrement mise en évidence quand elle a bloqué un tir de pénalité accordé à Jocelyne Lamoureux en deuxième période

Les Canadiennes menaient 2 à 0 à ce moment-là, mais les Américaines mettaient le paquet pour revenir dans le match. Un but aurait pu faire très mal.

« Sur le jeu, j’ai simplement gardé les yeux sur la rondelle, a expliqué Lacasse. Lamoureux a tenté de me surprendre avec un petit jeu fancy en passant la rondelle entre ses jambes avant de tirer, mais ça n’a pas marché. C’est un jeu que j’ai déjà vu. Mes coéquipières tentent souvent ce genre de truc contre moi à l’entraînement. »

Un journaliste a fait remarquer à Lacasse qu’il avait semblé l’avoir vue faire un clin d’œil à Lamoureux, un peu comme Patrick Roy l’avait fait avec Tomas Sandstrom, des Kings, après son arrêt miraculeux en finale de la coupe Stanley en 1993,

« Non, je n’ai pas fait de clin d’œil », a dit Lacasse, qui a mis la main sur la rondelle du match au son de la sirène annonçant la fin des hostilités.

« Eh ben quoi ? Garder la rondelle, n’est-ce pas mon travail ? » a-t-elle dit en nous quittant...