/entertainment
Navigation

«La musique n’était pas mon plan A»

Le slameur français Grand Corps Malade
Photo courtoisie, Zuzana Lettrichova Le slameur français Grand Corps Malade

Coup d'oeil sur cet article

Quelques mois après avoir connu le succès avec le film Patients, qu’il a coréalisé avec Mehdi Idir, le slameur français Grand Corps Malade est de retour sur disque, avec Plan A. Le Journal a discuté avec celui qui entretient une belle histoire d’amour avec le Québec depuis ses débuts, il y a 12 ans.

Le syndrome de la page blanche, Grand Corps Malade, Fabien Marsaud de son vrai nom, ne semble pas trop l’avoir. Alors qu’il était en pleine promotion pour son nouveau long métrage, l’artiste de 40 ans écrivait les futures pièces qui allaient se retrouver sur Plan B.

Sur ce disque, le slam est toujours présent, mais on peut y entendre Grand Corps Malade chanter davantage. « Cette envie-là de chanter est née sur scène pendant la tournée précédente, dit-il au Journal. Je reprenais une chanson de Renaud et je chantais aussi avec mon musicien sur le dernier morceau du concert, Inch'Allah, un peu festif. Petit à petit, je me suis permis de chanter un peu sur scène, qui est un endroit où tu fais les choses naturellement, où tu ne triches pas. »

Malgré cette incursion vers le chant, il ne faudrait pas penser que Grand Corps Malade délaissera un jour complètement le slam. « J’adore le slam, j’adore les textes scandés, parlés. C’est ce que je fais le mieux, je pense. Mais voilà, j’ai ouvert une petite porte qui est très plaisante à faire sur scène. »

Faire danser les gens

Parce que les concerts prennent une grande place dans le projet de Grand Corps Malade, Fabien Marsaud reconnaît avoir davantage pensé au live lorsqu’il composait ce nouvel album.

« Il y a des choses assez douces sur le disque, comme un guitare-voix et un piano-voix, mais il y a aussi beaucoup de choses assez rythmées. De manière plus ou moins consciente, je pensais au live derrière. C’est tellement agréable sur scène de faire bouger la tête des gens, de les faire danser. »

Ce sixième album studio pour Grand Corps Malade depuis 2006 comprend la collaboration du compositeur Angelo Foley. « Il est très talentueux, dit Fabien. Il est capable de faire beaucoup de choses. »

Le slameur a aussi partagé le micro avec la jeune Ehla sur la pièce Poker. « Je collabore à l’élaboration de son premier album, dit-il. J’ai imaginé ce texte sur une histoire d’amour. J’aimais comparer le début d’une relation amoureuse avec une partie de poker. On ne sait pas si on doit dévoiler son jeu. »

Virages de vies

Pourquoi avoir décidé d’appeler son album Plan B?  « J’aime bien imaginer que la vie est une succession de plans B, répond le slameur Parce que la vie ne se passe jamais exactement comme on l’avait imaginé. Moi, cette histoire de musique, de disques, de slam, ce n’était pas mon plan A. Il y a un morceau qui s’appelle 1000 vies où je parle de tous ces changements de projets, ces virages de vies. Je trouvais que Plan B était un terme générique qui collait bien à l’esprit de l’album.

  •  L’album de Grand Corps Malade, Plan B, est présentement disponible. Le slameur sera en spectacle le 14 juin au Théâtre Maisonneuve, dans le cadre des Francos. Pour les détails : francofolies.com.