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La bourse au zénith

La bourse au zénith
Illustration Nathalie Samson

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Dans le cadre du présent blitz REER, devrait-on privilégier la Bourse, le marché obligataire, les placements sans risques ou laisser carrément ses épargnes en liquidité ?

À vrai dire, l’année 2018 s’annonce comme étant l’une des plus imprévisible pour l’évolution à court terme des marchés financiers.

Commençons par la Bourse. Après avoir enregistré une série de records en 2017 et généré un enthousiasme boursier mondial, Wall Street a poursuivi sa folle chevauchée en janvier.

C’est extrêmement emballant et enrichissant pour les investisseurs. Mais plus ça grimpe, plus le marché devient risqué. Et combien de temps cette euphorie boursière va-t-elle perdurer ? On ne le sait pas.

UNE CORRECTION

Mais les stratèges boursiers et les gestionnaires de portefeuille sont bien conscients qu’une correction frappera un de ces beaux matins. Et, sans le crier sur les toits, ils s’en réjouiront, question de dégonfler les titres surévalués afin de les rendre de nouveau attrayants pour y réinvestir.

On a beau dire que l’énorme baisse du fardeau fiscal aux Etats-Unis est un facteur hautement stimulant pour les entreprises. C’est vrai, mais cette baisse est déjà pleinement escomptée ou presque dans le prix élevé des actions américaines. Il reste la croissance économique... mais là aussi c’est pas mal anticipé par les investisseurs.

La Bourse canadienne, comme on sait, ne s’est pas emballée en 2017, contrairement à Wall Street, les marchés asiatiques et les marchés émergents. Et elle végète en ce début d’année 2018. Cela laisse présager qu’elle est moins surévaluée que la Bourse américaine. Mais si jamais Wall Street se corrige sévèrement en 2018, nous allons également passer dans le rouleau compresseur.

La mise en garde étant faite, peut-être que les marchés vont poursuivre leur escalade sans correction plus sévère qu'actuellement.

MARCHÉ OBLIGATAIRE

Si la Bourse semble au bord de la correction, qu’en est-il du marché obligataire, là où se négocient les obligations émises par les gouvernements et les entreprises pour se financer?

Les perspectives de rendement sont moches. La raison ? Nous sommes dans une période où les taux d’intérêt sont à la hausse. Et par conséquent, lorsque les taux montent, la valeur marchande des obligations baisse.

Comme on s’attend en 2018 à ce que les banques centrales (comme la Réserve fédérale américaine ou la Banque du Canada) relèvent à quelques reprises leurs taux directeurs, cela risque de faire pression sur le rendement des obligations négociables et autres titres à revenu fixe, comme les actions privilégiées, les titres hypothécaires.

Il reste quoi comme solution si notre degré de tolérance aux risques est faible ? Les placements conservateurs (CPG, obligations d’Épargne Placement Québec, etc.) vont, eux, bénéficier de la remontée des taux. Je miserais cependant sur le terme d’un an, maximum, question de pouvoir renouveler à rendement plus élevé.

Autre solution ? Vous pourriez laisser votre épargne dans un placement rachetable en tout temps.

DEPUIS LA CRISE DE 2008

Les marchés boursiers ont fortement progressé depuis la dernière crise financière de 2008.

Lorsque les marchés ont touché leur creux en mars 2009, les grandes bourses affichaient des reculs allant de 50 à 60 % par rapport aux sommets atteints en 2007. C’est Wall Street qui avait initié la débandade boursière.

Depuis 2008, on a assisté à un retour du balancier. Wall Street a quadruplé et toutes les bourses à travers le monde en ont grandement profité.

Comme quoi, il faut surveiller Wall Street !

Voici le rendement total (avec dividendes) annualisé des indices boursiers compilés par la firme Aubin Actuaires en date du 31 décembre 2017. Les rendements sont calculés en dollars canadiens.

INDICES 1 an 3 ans 5 ans 9 ans
S&P/TSX9,1 %6,6 %8,6 %10 %
S&P 50013,8 %14,4 %21,3 %15,6 %
MSCI Monde14,4 %12,2 %16,9 %12,1 %
MSCI Europe17,3 %9,5 %12,4 %9 %
MSCI Pacifique16,4 %13,1 %14,1 %9,3 %
MSCI Marchés émergents28,3 %12 %9,3 %11,1 %