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Reprise des travaux de l’aéroport de Mascouche

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Les travaux de construction du nouvel aéroport de Mascouche pourront reprendre, une nouvelle accueillie avec grand plaisir par les promoteurs du projet.

« Nous allons regrouper les investisseurs dans les prochains jours pour déterminer un plan et à quel moment les travaux peuvent recommencer. On souhaite que ça puisse être le plus tôt possible », s’est réjoui Yvan Albert, président de la Corporation de l’aéroport de Mascouche.

La Ville de Mascouche avait réclamé et obtenu en décembre 2016 une injonction pour l’arrêt des travaux parce qu’elle estimait qu’un certificat d’autorisation n’avait pas été délivré et que le projet contrevenait aux lois environnementales québécoises.

Avantage au fédéral

Invoqué par Mascouche, le juge de la Cour supérieure du Québec Marc Castonguay a estimé que l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement était « constitutionnellement inapplicable » parce qu’un projet d’aéroport est de compétence fédérale. Cette dernière a « prépondérance » sur les lois provinciales.

« Le fait de pouvoir refuser un emplacement [...] constitue une entrave », note-t-il dans une décision de 37 pages rendue hier, concluant « à l’applicabilité [...] de l’exclusivité fédérale ».

Dès l’automne

Des travaux de déboisement avaient déjà été amorcés avant que l’injonction ne soit déposée.

L’aéroport qui portera le nom d’« Aérodrome des Moulins » pourrait ouvrir dès cet automne si tout avance comme prévu, « tout en ayant le moins d’impact possible sur l’environnement », précise Yvan Albert.

« Ça va beaucoup contribuer au développement économique de la région. Des emplois seront créés, une école de pilotage va ouvrir ses portes et viendra aider dans un contexte de pénurie de pilotes », soutient M. Albert qui estime la valeur du projet entre 5 et 7 millions $.

Il ajoute que des entreprises aéronautiques pourront s’y établir et que des hangars pourront être construits.

Transports Canada a indiqué par courriel hier soir prendre acte du jugement rendu « en sa faveur », mais qu’il « doit prendre le temps d’analyser » le tout « plus en profondeur avant de commenter ».

Il a été impossible d’obtenir les commentaires de la Ville de Mascouche.