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Lâchez-moi les anglos

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Une majorité d’anglos de souche, soit 7,5 % de la population, n’aimerait pas la loi 101 et ne s’intéresse pas à la culture francophone. Savez quoi ? C’est leur perte et aussi leur droit.

Côté loi 101, je reconnais la nécessité de protéger le français au Québec sans aimer la nécessité de légiférer sur la langue. René Lévesque aussi ressentait ce malaise.

Ce doit être irritant pour un anglo de souche d’entendre depuis 40 ans que sa langue maternelle est « illégale ». Les anglos le perçoivent ainsi et je les comprends.

Par contre, je ne suis pas indulgente envers les immigrants qui refusent d’apprendre le français. L’excuse du Canada ne tient pas.

Côté culture, dans les années 1970, nous étions nombreux à préférer Janis Joplin à Pauline Julien, les Rolling Stones aux Alexandrins. Aujourd’hui, si j’étais une ado friande de culture pop nord-américaine, j’aimerais mieux Beyonce que Marie Mai.

Sources de colère

Je les aime, moi, les anglos. Certains m’énervent, mais je garde mes colères pour ces réalités 100 % pure laine entièrement auto-infligées : les écoles en ruine, l’éducation en panne, les infirmières à bout de souffle, le fouillis des CHSLD, l’intégration des immigrants confiée à des organismes communautaires ethniques, les subventions aux entreprises, deux milliards aux spécialistes, des insectes dans les salles d’opération, les retards à traiter les réclamations pour les inondations de 2017 (celles de 2018 s’en viennent !), l’état des routes, notre obsession avec l’État, etc.

La dernière qui m’a fait hurler ?

La subvention à Félix Rose, fils de Paul Rose et neveu de Jacques du FLQ, pour réaliser un documentaire sur sa famille. Malgré les controverses entourant leurs agissements pendant la crise d’Octobre, les frères Rose n’ont jamais exprimé de regrets pour l’enlèvement et la mort de Pierre Laporte.

SVP, pas un mot aux anglos.