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Séduire le peuple chinois

La LNH et la NBA investissent davantage en Chine pour faire connaître leur sport et leurs athlètes

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Photo AFP Kevin Durant

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Afin de poursuivre leur croissance et d’accroître leurs revenus, les équipes des principaux circuits sportifs nord-américains lorgnent de nouveaux amateurs et de nouveaux marchés. Dans leur mire se trouve un marché trois fois plus grand que les marchés américain et canadien réunis, soit celui de la Chine.

Comme la concurrence est féroce dans certaines villes, surtout depuis l’entrée en scène de la MLS, les différentes ligues déploient davantage d’efforts afin de vendre leur produit à l’étranger, notamment en sol chinois. Ça tombe bien, puisque l’appétit du peuple chinois pour le sport nord-américain semble augmenter.

Parmi les circuits qui investissent le plus d’efforts et de ressources afin de s’implanter en Chine, on compte la NBA et la LNH.

Rivaliser avec le soccer

Regardons tout d’abord le cas de la NBA, dont les ambitions sont énormes. À long terme, la NBA souhaite s’élever au même rang que le soccer en matière de popularité sur la scène mondiale. Rien de moins.

Sur son principal territoire, les États-Unis, on anticipe même que la NBA pourrait supplanter la toute puissante NFL dans un avenir pas si lointain.

Bien que le football demeure de loin le sport le plus populaire au pays de l’oncle Sam, la NFL a vu ses cotes d’écoute chuter de 9,7 % au cours de la dernière saison. Quant à la NBA, ses cotes d’écoute sont en hausse de 15 % cette saison comparativement à l’an dernier. D’autre part, la plus récente finale entre les Warriors de Golden State et les Cavaliers de Cleveland a généré les cotes d’écoute les plus élevées depuis 1998, année où Michael Jordan et les Bulls ont remporté leur dernier titre.

C’est sans compter le fait que l’épineux dossier des commotions cérébrales effraie les parents qui songent à inscrire leur enfant dans un sport. De plus, à l’instar du soccer, le basketball demeure un sport accessible puisqu’une paire d’espadrilles et un ballon vous permettent de jouer.

Face à l’intérêt que démontre la Chine, la NBA n’hésite pas à déléguer certaines de ses principales vedettes, durant la saison morte, pour aller vanter le sport. Des entreprises comme Nike en font tout autant, entre autres en envoyant Kevin Durant promouvoir leurs produits.

Moins populaire à l’échelle planétaire que le basketball, le hockey, et plus particulièrement la LNH, souhaite capitaliser sur l’intérêt soudain des Chinois pour le sport. Récemment, la LNH y a tenu des matchs.

Parions aussi que le circuit Bettman ne fera pas l’impasse sur Pékin lors des Jeux d’hiver de 2022, comme il l’a fait pour les présents Jeux de Pyeongchang.

Même si les joueurs et les amateurs désiraient que la LNH confirme sa participation aux Jeux de 2018, la ligue a refusé d’y aller. Après tout, la LNH avait peu à gagner en allant vendre son produit aux Sud-Coréens.

Or, la situation risque d’être différente dans quatre ans. L’excuse du risque de blessures sera reléguée aux oubliettes lorsque les propriétaires réaliseront qu’une participation à des JO en Chine leur offre une occasion d’exposer leur produit à un milliard de personnes et, par conséquent, de générer des profits considérables.

 

La NBA sur la bonne voie

Non seulement la NBA voit-elle ses cotes d’écoute augmenter de façon significative, mais ses revenus augmentent annuellement depuis les six dernières années, ayant même doublé durant cette période.

Année Revenus (en milliards $)
2016-2017 7,37
2015-2016 5,87
2014-2015 5,18
2013-2014 4,79
2012-2013 4,56
2011-2012 3,68

 

Des joueurs de partout

NBA – au début de la saison 2017-2018

  • 102 joueurs originaires de l’extérieur des États-Unis
  • Ces joueurs proviennent de 42 pays différents (11 du Canada, 10 de la France, 8 de l’Australie et 7 de l’Espagne).

► Au début de la saison 1999-2000, la NBA comptait 36 joueurs internationaux provenant de 24 pays différents.