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La menace d'une taxe sur l'aluminium sème l'incertitude dans la région de Trois-Rivières

américaine

Aluminerie aluminium métal en fusion
Photo d'archives Roger Gagnon

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TROIS-RIVIÈRES – L'intention du président américain Donald Trump d'imposer des droits punitifs sur l’entrée d'aluminium et d’acier vient encore une fois semer l'incertitude économique dans la région de Trois-Rivières où se trouvent deux alumineries.

Le député caquiste de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, se dit «très inquiet» et appelle les partis politiques québécois à faire preuve de solidarité pour dénoncer cette nouvelle menace américaine. La majeure partie de la production des alumineries de Bécancour et de Deschambault est destinée aux États-Unis.

Le député voit dans la perspective d'un droit compensateur une raison de plus de régler au plus vite le conflit à l'Aluminerie de Bécancour. «Ce que je souhaite, c'est que le syndicat et la compagnie travaillent ensemble parce que maintenant l'adversaire commun ce sont les États-Unis», a-t-il affirmé.

La plupart des intervenants appellent Washington à exempter le Canada, s'il passe de la parole aux actes, puisque la production qui alimente le complexe militaro-industriel américain répond aux exigences en matière de sécurité nationale.

«On va exiger, ne serait-ce que, pour préserver notre économie, d'être exclu de cette loi à l'importation», a mentionné David Madden, le directeur de la FTQ-Mauricie.

Le député libéral de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, croit que la menace vise surtout un pays exportateur comme la Chine. «Le problème vient beaucoup plus de la Chine que du Canada. Le Canada travaille très bien avec les États-Unis au niveau des différents métaux», a mentionné Jean-Denis Girard.