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La Ville de Montréal prête à accueillir la Coupe du monde

La Ville de Montréal prête à accueillir la Coupe du monde
Photo d'archives, AFP

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La Ville de Montréal prévoit une enveloppe totale de 69 millions $ advenant le cas où la Coupe du monde de soccer présenterait des matchs dans la métropole québécoise en 2026.

C’est ce qu’a révélé Rosannie Filato, conseillère à la Ville pour l’administration de la mairesse Valérie Plante, vendredi, en marge d’une conférence de presse tenue au Stade olympique.

La ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, en a profité pour confirmer que Montréal posait sa candidature à titre d’une des villes hôtesses, dans le cadre de la proposition «Unis 2026» impliquant également les États-Unis et le Mexique.

Si une somme de 5 millions $ du gouvernement fédéral est prévue dans un premier temps afin de soutenir la candidature des trois villes canadiennes (Edmonton, Montréal et Toronto), un engagement a par ailleurs été pris pour débourser le tiers des coûts totaux reliés à l’événement.

«Le critère qui était extrêmement important pour nous, c’était de nous assurer d’avoir un engagement clair de la part du provincial et du fédéral», a ainsi commenté Filato, qui porte le titre de responsable du développement social et communautaire, de l'itinérance, de la jeunesse, de la condition féminine et des sports et loisirs au comité exécutif de la Ville de Montréal.

Des retombées de 200 millions $

Évidemment, les coûts totaux semblent plus difficiles à estimer, notamment sur le plan de la sécurité. On avance toutefois déjà des retombées économiques de 200 millions $ pour la Ville de Montréal.

«La Coupe du monde de la FIFA 2026 serait le plus important événement sportif à se tenir à Montréal depuis les Jeux olympiques de 1976, a noté Filato. Il s’agirait assurément d’un beau clin d’œil au Parc olympique qui accueillerait les matchs de la Coupe du monde 50 ans après avoir accueilli les JO.»

Comme le gouvernement du Canada, celui du Québec doit aussi débourser un tiers des coûts afin d’organiser et de financer l’édition montréalaise de la Coupe du monde de la FIFA 2026, selon une entente en place. Le reste de la facture serait réglée par la Ville.

Décision rendue en juin

Avant de monter le budget précis, il y a lieu de rappeler que la candidature nord-américaine demeure en lutte avec celle du Maroc pour l’organisation de la Coupe du monde de soccer 2026. Une décision doit être rendue par la FIFA le 13 juin prochain.

Questionné à savoir si le contexte politique aux États-Unis, avec la présence du président américain Donald Trump notamment, pouvait nuire à la candidature, la ministre Joly a refusé de s’inquiéter.

«Le Canada, les États-Unis et le Mexique sont des alliés, a-t-elle dit. On travaille très fort sur plusieurs dossiers ensemble. Il allait de soi qu’on propose une candidature conjointe des trois pays. On pense que ça fait partie des points positifs de notre candidature.»

Montréal parmi les 16 villes?

Si la candidature nord-américaine est choisie, seulement 16 des 23 villes encore en lice seraient retenues pour l’événement. La confiance règne toutefois autour de Montréal et du Stade olympique, malgré plusieurs travaux de rénovation à prévoir. Le succès connu par la Coupe du monde féminine de la FIFA, en 2015, a notamment eu des effets positifs auprès des décideurs.

«Au cours des huit prochaines années, il y a des budgets qui sont évalués pour améliorer le système d’éclairage, le système de sonorisation, les bancs, a souligné Michel Labrecque, président-directeur général de la Régie des installations olympiques. Ça fait partie d’un plan. La ministre [du Tourisme] Julie Boulet a bien dit ça dans une prise de parole publique. Présentement, le travail se fait avec nos partenaires pour évaluer bien précisément et méthodiquement ces investissements-là pour nous amener en 2026 avec un stade nickel.»