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233$ par semaine pour un panier d’épicerie nutritif

Un organisme a calculé combien il devrait coûter pour une famille de quatre

suzanne lepage
Photo Marie-Ève Dumont Suzanne Lepage, nutritionniste à l’organisme Dispensaire diététique de Montréal, est photographiée derrière des fruits et des légumes qu’elle conseille de se procurer dans son panier à provisions nutritif, afin de combler tous les besoins.

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Un panier d’épicerie nutritif, pour une famille de quatre, devrait coûter autour de 233 $ par semaine, selon les calculs du Dispensaire diététique de Montréal. Ce montant n’inclut pas les produits ménagers.

« On s’assure qu’avec ce montant, on est en mesure de se procurer les produits qui permettent à une famille de combler tous ses besoins, que ce soit son apport en fer, en protéines, en vitamines et minéraux », explique Suzanne Lepage, nutritionniste pour le Dispensaire diététique de Montréal, organisme qui aide les femmes enceintes à faible revenu à mieux se nourrir durant leur grossesse.

Le Journal rapportait le week-end dernier qu’une famille aisée de quatre personnes avait trouvé difficile l’expérience de se nourrir sainement (épicerie, restaurant, produits ménagers et alcool inclus) durant un mois avec un maximum de 210 $ par semaine en poche. Ce montant a été calculé par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques de Montréal. Plusieurs lecteurs ont cependant soutenu cette semaine y arriver avec un plus petit budget.

Un mythe

« C’est un mythe de dire que de bien manger coûte plus cher. Si on part avec des aliments de base, il y a moyen d’avoir des choses qui ont bon goût, à très bon marché, et de s’alimenter correctement », soutient la nutritionniste, qui rappelle que c’est la viande et les produits transformés qui font grimper le prix.

Le panier à provisions nutritif sur lequel se base l’organisme comme « modèle » inclut notamment du lait, de la viande, du poisson, des œufs, des fruits et légumes, des légumineuses, du pain, du riz, des pâtes, et laisse aussi place à de petites douceurs. Il contient seulement des aliments de base.

« On a mis, par exemple, du sucre, de la mélasse et de la farine, et c’est pour que l’on cuisine soi-même ses gâteries, que ce soit des muffins ou des biscuits », mentionne-t-elle.

Le calcul du Dispensaire diététique a été effectué à partir des prix réguliers des aliments au mois de janvier (et n’inclut pas les produits ménagers). Il se peut donc que des gens qui profitent des spéciaux arrivent à baisser quelque peu la facture.

Surveiller les prix

Mais pour arriver à trouver les bons produits au meilleur prix, il n’est pas nécessaire de passer des heures à planifier ou à parcourir les circulaires afin d’économiser, avance de son côté Lili Marchand, fondatrice du site onmagasine.ca.

Lili Marchand<br>
<i>Fondatrice du site onmagasine.ca</i>
Photo Ben Pelosse
Lili Marchand
Fondatrice du site onmagasine.ca

« Je mets 1 h à 1 h 30 par semaine pour tout planifier. C’est certain qu’au début c’est un peu plus long, mais tu t’habitues. Il faut surveiller les prix, stocker quand ce n’est pas cher, c’est comme ça qu’on économise. Les coupons, c’est moins bon, c’est plus pour les produits transformés, mais sinon, pour les produits ménagers, ça peut être rentable », conseille-t-elle.