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La SAQ «prise» avec le Four Loko

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L’interdiction de la vente en épicerie ou en dépanneur des mélanges de bière à plus de 7 % d’alcool pose tout un problème à la SAQ, au lendemain de la mort de la jeune Athena Gervais, 14 ans.

La Société des alcools du Québec sera bientôt la seule entreprise autorisée à vendre ces controversées boissons souvent très sucrées, commercialisées sous les marques Four Loko et FCKD UP notamment et contenant de l’alcool éthylique.

La situation est loin d’enchanter le président et chef de la direction de la société d’État, Alain Brunet.

« La décision est à venir »

Il affirme n’avoir toujours pas décidé s’il allait ou non vendre cette boisson très populaire chez les adolescents et les jeunes adultes, et ce, même si le gouvernement est sur le point de modifier la loi pour que la SAQ soit seule à pouvoir le faire.

« Il y a des choses qu’on ne fait pas. En termes de mise en marché, s’adresser directement aux jeunes, on ne fera jamais ça. On a eu la nouvelle en début de semaine », a-t-il dit, affirmant attendre que le projet de loi soit adopté pour procéder aux analyses nécessai­res à l’interne. « Commercialement, c’est notre décision de vendre ou non. La décision est à venir. Il n’y a rien d’exclu et il n’y a rien qui va entrer (dans les SAQ) en attendant. »

M. Brunet a nié que la SAQ avait été prise de court par l’ampleur du phénomène de cette boisson très populaire chez les adolescents et les jeunes adultes. La SAQ n’avait tout simplement jamais étudié cette tendance, a-t-il indiqué hier en entrevue.

« Tout ça, ça se passait à l’extérieur de la SAQ. On ne voyait aucun de ces produits-là. Avec tout ce business-là, c’est un peu à l’aveugle qu’on procède actuellement. Ce n’est pas une chose sur laquelle on avait porté notre attention. J’ai été un peu surpris de voir à quel point ça s’était installé et l’impact que ça peut avoir », a-t-il admis.

Les ventes de ces produits ont plus que triplé au cours de l’année 2017, selon des données de Québec, qui a été forcé de présenter en début de semaine des changements au projet de loi 170 à la suite de la mort accidentelle d’Athena Gervais, qui en avait bu.