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Boissons sucrées alcoolisées: Ottawa lancera des consultations

Four Loko
Photo Antoine Lacroix

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Le gouvernement fédéral mènera des consultations concernant les boissons sucrées fortement alcoolisées, dans la foulée de la tragédie concernant la jeune Athena Gervais, qui serait morte à Laval après en avoir consommé.

La ministre fédérale de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, est préoccupée par la teneur en alcool de ces boissons prisées par les jeunes, qui peut atteindre 12 %.

«L’objectif est de réduire le taux d’alcool ou le format de ces produits qui encouragent la consommation excessive», a mentionné par courriel l’attaché de presse de la ministre, Thierry Bélair, à l’Agence QMI, dimanche.

Le gouvernement du Québec a déjà annoncé que les boissons sucrées contenant plus de 7 % d’alcool ne seront plus vendues dans les dépanneurs et les marchés d’alimentation, mais plutôt à la Société des alcools du Québec (SAQ). Cette mesure aurait aussi pour effet d’en augmenter le prix, selon le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux. La province veut aussi ajouter des sanctions administratives pécuniaires lorsqu’il y a non-respect du règlement sur la promotion, la publicité et les programmes éducatifs en matière de boissons alcoolisées, pour les publicités qui visent les jeunes sur les médias sociaux.

En moyenne, sept jeunes Québécois de 12 à 24 ans se retrouvent quotidiennement aux urgences en raison d'une grave intoxication à l'alcool, indiquent des données présentées mardi par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Les types d'alcool consommés par ces jeunes n'ont pas été précisés, mais l'Institut a souligné que les trois quarts des patients avaient bu des boissons à haute teneur en alcool.

«Les données disponibles ne permettent pas de conclure que les produits à haute teneur en sucre et alcool sont la cause principale des cas d’intoxications aiguës vus aux urgences du Québec en 2017. Néanmoins, leur analyse met en évidence une problématique préoccupante qui justifie de renforcer les actions de prévention», a analysé l'INSPQ.

Selon l'INSPQ, «le volume de ventes des produits les plus alcoolisés (au moins 11 % d’alcool) a augmenté de plus du triple (319 %) entre 2016 et 2017».