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Son refus de payer 400$ lui en coûte 64 000$

Il a failli mourir de la malaria lors d’un voyage

emmanuel gauthier
Photo Amélie St-Yves Emmanuel Gauthier (au centre) est entouré de ses parents Réjean Gauthier et Denise Cournoyer, qui réalisent toute l’importance des assurances voyage.

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TROIS-RIVIÈRES | Un homme de 32 ans qui ne voulait pas payer une assurance voyage de 400 $ a failli mourir alors qu’il a attrapé la malaria en Afrique, ce qui a coûté 64 000 $.

Emmanuel Gauthier promet de retourner en Afrique pour compléter son voyage, mais il prendra cette fois une assurance.

Le mois dernier, il a contracté la malaria alors qu’il était en Tanzanie. Les frais hospitaliers et le transport de retour en compagnie d’une infirmière coûteront 64 000 $.

Une campagne de sociofinancement a permis d’amasser 46 000 $. Ses parents devront payer les 18 000 $ restants.

Le globe-trotter ne croit pas avoir été négligent, mais dit avoir fait un mauvais choix.

Téléphone de ses parents

Emmanuel Gauthier s’est réveillé faible et étourdi dans une auberge de jeunesse en Tanzanie, fin février. On lui a diagnostiqué la malaria trois jours plus tard, une infection parasitaire qui peut causer la mort. Il était si malade qu’il ne se souvenait plus du numéro de téléphone de ses parents, nécessaire pour lui sauver la vie. Ses reins et son foie ne fonctionnaient plus.

Une employée de l’hôpital a finalement trouvé son frère sur Facebook et l’a contacté.

Ses parents ont déboursé 13 000 $ pour qu’il soit transféré à Nairobi, au Kenya. Le malade ne comprenait plus rien, entre les nausées, les migraines, les douleurs au ventre, aux muscles, et les effets secondaires des médicaments.

« Des fois, j’hallucinais et voyais des personnes dans ma chambre. À ma gauche, il y avait toujours une fille en blanc, et à ma droite, un gars habillé en jaune orange. On regardait la télé ensemble », raconte-t-il.

Internet

Emmanuel Gauthier avait pourtant lu sur internet au sujet de la malaria avant de partir, et croyait pouvoir s’en sortir avec l’argent dans ses poches s’il venait à la contracter. Il estimait que les soins médicaux lui reviendraient moins chers que le 400 $ américain que lui aurait coûté une assurance, car il était dans des pays pauvres.

Il avait par ailleurs reçu le vaccin pour la fièvre jaune, qui est obligatoire, mais a refusé les comprimés pour prévenir la malaria.

« Je me suis dit que j’allais faire attention et que j’allais être correct. Je n’ai pas compris cette maladie-là. Ce n’est pas ce que j’ai lu. C’est une gaffe de ma part, mais j’étais sûr que je pouvais m’en sortir par moi-même », dit-il.