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Sortir les arbitres de l’équation?

Lorsqu’un entraîneur conteste un but parce qu’il y a de l’obstruction sur le gardien, les arbitres ne devraient pas passer trop de temps à regarder chaque détail pour déterminer si le but est bon ou non... selon Gary Bettman.
Photo d’archives, Amber Bracken Lorsqu’un entraîneur conteste un but parce qu’il y a de l’obstruction sur le gardien, les arbitres ne devraient pas passer trop de temps à regarder chaque détail pour déterminer si le but est bon ou non... selon Gary Bettman.

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C’est lundi, et ce pour trois jours, que les 31 directeurs généraux de la LNH se rencontrent à Boca Raton afin de discuter de dossiers chauds.

Le plus important est sans aucun doute l’obstruction sur les gardiens alors qu’il y a une montée aux boucliers depuis que Gary Bettman a demandé aux arbitres de modifier leur façon de travailler.

Rappelez-vous, lors du match des étoiles à Tampa, le commissaire avait dit que lorsque les entraîneurs contestent un but parce qu’il y a de l’obstruction sur le gardien, les arbitres ne devraient pas passer trop de temps à regarder chaque détail pour déterminer si le but est bon ou non.

Depuis, soyons honnêtes, la confusion est plus grande que jamais.

À Toronto de décider

Une des solutions qui sera proposée aux directeurs généraux, c’est que ce soit le département des opérations hockey à Toronto qui prenne l’ultime décision lorsqu’il y a contestation des entraîneurs.

De cette façon, les décisions seront plus constantes ; c’est du moins l’objectif. Le directeur général des Stars, Jim Nill, croit qu’il ne faut pas sauter à des conclusions trop rapides et pense que les arbitres devraient encore avoir leur mot à dire dans les décisions.

« Il ne faut pas oublier que ce sont les arbitres qui sont responsables des matchs, souligne Nill. Ils veulent avoir le dernier mot et je les comprends très bien, ce sont les meilleurs du monde. Ils ont gagné notre respect au cours des années et ils font partie du jeu. »

Pour une rare fois, il y aura un arbitre de la LNH qui sera présent à la réunion des directeurs généraux cette semaine. Dan O’Hallaran aura alors le mandat de donner l’autre côté de la médaille avant qu’on en arrive à leur enlever de façon permanente le pouvoir de décision lorsqu’il y aura contestation d’un entraîneur.

10 décisions douteuses

Il y a eu près de 150 contestations des entraîneurs depuis le début de la saison et il y a dix décisions des arbitres qui n’ont pas fait le bonheur des dirigeants de la LNH.

Dix décisions dont le résultat aurait été différent si l’ultime décision avait appartenu au département des opérations hockey à Toronto.

Dix, ça semble peu, mais lorsqu’on y pense, c’est énorme parce que c’est souvent la différence entre une victoire et une défaite dans dix matchs cette saison.

Avant de tout chambouler encore une fois, Nill rappelle qu’il faut se souvenir de ce que Gary Bettman avait dit aux directeurs généraux il y a quelques années.

« Lorsqu’on a décidé en 2015 de donner le feu vert à la contestation, Gary nous avait dit d’être prudents parce qu’on ne savait pas où ce dossier allait nous mener. Il avait raison. Le hockey est un sport d’émotions et, aujourd’hui, on doit se demander jusqu’à quel point on veut tout contrôler. On ne sortira pas [cette semaine] avec de nouvelles règles ou avec un nouveau langage qui va éclaircir le dossier de l’obstruction sur les gardiens. Notre sport n’a jamais été noir ou blanc. C’est un sport rapide et physique. On ne veut pas que les joueurs arrêtent de foncer au filet. »

Changer les hors-jeu

Il est toutefois possible que les directeurs généraux suggèrent de changer la règle sur les hors-jeu, la saison prochaine.

On voudrait accorder le droit à un joueur d’avoir le patin levé sur la ligne bleue lorsque le porteur de la rondelle entre en zone adverse.

« Voilà un bon exemple, soutient Jim Nill. Lorsqu’on a accepté de réviser les hors-jeu, jamais on n’aurait cru que les patins levés à la ligne bleue allaient devenir un problème. C’en est un parce que la règle est appliquée à la lettre, mais évidemment que bien des gens ne sont pas d’accord. »

On risque d’avoir beaucoup de plaisir à analyser tout ça cette semaine, mais souhaitons qu’il y ait clarification pour éviter toute confusion.

PRICE, CETTE SEMAINE

Carey Price ne reviendra pas au jeu lundi soir face aux Panthers, mais le gardien numéro un du Canadien le souhaite dès cette semaine. C’est vraiment à compter de mardi que sa situation sera évaluée de façon quotidienne pour déterminer quand il sera en mesure de le faire. Le Canadien sera à Pittsburgh et à Buffalo dans les prochains jours, avant de recevoir la visite des Capitals samedi. Price a été victime d’une commotion cérébrale il y a un mois à Philadelphie et il veut maintenant disputer le plus de matchs possible d’ici à la fin de la saison. Aucune décision n’a encore été prise sur la possibilité qu’il participe au Championnat du monde de hockey en mai.

DU JAMAIS VU

Il ne reste que trois semaines à la saison régulière et tout indique qu’il n’y aura aucun entraîneur-chef qui sera limogé. Du jamais vu dans la LNH depuis la première expansion, à la fin des années soixante alors qu’avant, il n’y avait que six formations. Cela dit, les 31 entraîneurs qui sont derrière un banc ne seront pas tous de retour la saison prochaine, alors qu’une évaluation complète sera faite à certains endroits comme à New York (Rangers), Edmonton, Detroit, Raleigh et Chicago. Dites-vous aussi qu’il serait très surprenant qu’on revive une saison comme celle-ci dans la LNH, alors que plusieurs équipes qui ne participent pas aux séries ont des entraîneurs-chefs qui en sont à leur première ou deuxième saison seulement avec leur formation respective ; c’est le cas à Ottawa, Montréal, Phoenix, Floride, Vancouver, Buffalo, St. Louis et Calgary. Ken Hitchcock, avec les Stars, est aussi sous surveillance, cette équipe ne répondant pas aux attentes présentement.

UN JOUEUR GÉNÉRATIONEL

Rasmus Dahlin sera le premier joueur repêché à Dallas au mois de juin. Il est le seul et unique joueur qualifié de « générationnel » qui sera choisi au prochain encan amateur. Qu’est-ce qu’un joueur « générationnel » ? C’est un joueur qui va complètement transformer une concession et qui sera dans les meilleurs, sinon le meilleur de sa génération à sa position. Dans le cas de Dahlin, on parle d’un défenseur qui a tout pour réussir, mais qui a peu joué aux Jeux olympiques en février. Personne ne comprend d’ailleurs la décision de la formation suédoise de l’avoir cloué sur le banc, alors qu’il était le meilleur défenseur de sa nation.