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Le trip d’une vie: On a monté un campervan pour traverser le continent sans se ruiner

Le trip d’une vie: On a monté un campervan pour traverser le continent sans se ruiner

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L’air salin de la Californie, le flamboyant coucher de soleil à l’horizon, les vagues du Pacifique comme trame de fond, le cell à off. Un spectacle magique, qui me rappelle que ma copine et moi, on a travaillé très fort pour en être témoins.

Retour sur le roadtrip d’une vie...

 

L’ÉCLAIR DE GÉNIE

Depuis quelques mois déjà, Laurie et moi, on caressait l’idée de traverser le continent jusqu’aux plages chaudes et colorées de la côte ouest. C’est en scrollant sur Instagram que j’ai eu une illumination.

«On va s’acheter une campervan, la pimper pis rouler jusqu’en Cali.»

Rien de moins.

On venait de finir nos bacs et on souhaitait vivre pleinement les derniers souffles de notre liberté juvénile avant d’entamer nos vraies vies d’adulte responsable. De mon côté, j’ai toujours tripé sur les vieux Westfalia psychédéliques et ma blonde a toujours raffolé du camping. 1 + 1 = 2.

 

WANTED : CAMPERVAN SPACIEUSE POUR PAS CHER PAS CHER

On a commencé par le commencement: dénicher le bolide. Après des heures... non, des jours entiers à éplucher les blogues spécialisés, à refresh la section VR, caravanes et remorques de Kijiji et à être sur le bord d’abandonner, une annonce a finalement retenu notre attention.

«Econoline 2004 à vendre. 2800 $ négociable. Contactez Steve pour plus d’informations.»

Il a suffi d’un appel à Steve pour que tout devienne limpide... et qu’on devienne les heureux proprios de notre future maison mobile. J’ai même été capable de baisser le prix à 2500 $. #winningatlife

 

DONNER UNE 2E VIE À NOTRE CAMPERVAN

Ironiquement, partir en cavale comme deux hippies, ça exige pas mal de préparation et d’organisation: isolation, aménagement des murs et du plafond, construction des meubles, gestion de l’espace, bref, y’en avait pour les fins pis les fous. Une chance qu’on est ben fins, pis un peu fous.

Afin d’économiser, Laurie et moi avons couru les aubaines et recyclé tout ce qu’on trouvait d’utile dans le garage à ma mère. Merci maman!

Résumé de nos dépenses avant le départ:

  • Ford E-150 2004 (190 000 km): 2500 $
  • Isolation à la mousse de polyuréthane avec installation: 350 $
  • 12 lattes de bois de 2 x 4 x12: 69,12 $
  • 3 panneaux de contreplaqué standards: 70 $
  • 3 panneaux isolants en polystyrène: 32,25 $
  • Rouleau de vinyle: 50 $
  • 3 panneaux de préfini: 130 $
  • Trappe d’aération Fan-Tastic modèle 800 avec installation: 200 $
  • Rack Yakima avec installation: 250 $
  • Batterie Yeti 400 Goal Zero: 600 $
  • Frigo Mobicool 30 litres: 140 $
  • Accessoires de cuisine et de rangement: 170 $
  • Peinture: 50 $
  • Total: 4561 $

15 MAI 2017, LE GRAND JOUR

Après des mois à travailler fort dans des conditions météo difficiles, c’était enfin l’heure de prendre la route dans notre caravane DIY.

Hasta la vista Montréal, United States of America, on arrive !

***
On a parcouru plus de 4000 kilomètres à raison de 12 heures de route par jour. Chaque État qu’on traversait, le sentiment de liberté nous envahissait un peu plus.

Parfois, on roulait en silence, juste pour se laisser pleinement porter par la beauté des paysages. D’autres fois, c’était nos playlists Spotify à saveur estivale qui nous accompagnaient.

Premier arrêt à la Terre promise: San Francisco.

The City by the Bay nous a séduits avec ses maisons victoriennes, ses rues à pic et sa brume quotidienne qui enveloppe le Golden Gate. Seul hic: c’était hyper venteux, et on avait hâte d’arriver dans un climat plus chaud.

 

LA VIE DE BEACH BUMS

Plus on descendait vers le sud, plus la température devenait paradisiaque. Allô maillots de bain et lunch sur le bord de l’eau!

Rapidement, la plage est devenue notre cour de récré. Que ce soit dans l’eau à surfer quelques vagues, ou sur le sable à se faire dorer la couenne, on était deux enfants qui ne voulaient pas entendre la cloche sonner.

Notre van était full equipped, mais on n’avait pas de salle de bain. Heureusement, le gouvernement californien a des douches chaudes publiques à la disposition des baigneurs.

 

BBQ portatif ET BEURRE DE PINOTTES

L’option resto était à proscrire si on ne voulait pas finir avec une carte de crédit pleine à craquer.

En toute honnêteté, les grillades de notre bbq portatif et les sandwichs au beurre de pinottes faisaient vraiment la job. Un soir, on a même pris l’apéro en regardant les surfeurs de Pleasure Point à Santa Cruz au lieu d’aller manger au The Pocket, le hot spot du coin.

On s’est quand même permis des petites folies, genre une bière fraîche et un burger au mahi-mahi en compagnie de locaux, qui criaient à tue-tête pendant le match des Warriors contre les Cavaliers en finales de la NBA. On s’est surpris à gueuler après l’arbitre nous aussi.

Définitivement, Cali is the place to be

 

DODO UNDERCOVER

Pour bien dormir sans dépenser, les stationnements de Walmart et les quartiers tranquilles nous ont servi de terrain de camping. On était comme des petits voyous et on stressait toujours à l’idée de se faire prendre. On fermait les rideaux de la van et nos mini lumières Ikea pour ne pas éveiller les soupçons. Le gros thrill.

Rappel amical: la police de Malibu n’est pas particulièrement ouverte à ce genre de camping sauvage. S’ils te pognent en flagrant délit, ils vont hurler dans leur mégaphone jusqu’à ce que tu te réveilles et que tu fiches le camp.

 

RETOUR AU BERCAIL

Après un mois à vivre la van life, notre 4 ½ du Plateau nous appelait. À la lumière de cette première virée avec notre «gros bébé», c’est unanime: on a adoré.

On est revenus dans notre patelin le cœur et la tête remplis de souvenirs incroyables.

On a profité à fond de cette manière de voyager, en mariant un style de vie simple et économe. Au final, le mois nous a coûté chacun environ 2000 $, toutes dépenses confondues.

Dans les jours suivant notre retour, on commençait déjà à brainstormer sur notre prochaine destination, couchés sur le lit à l’arrière du bolide stationné en face de notre appartement.

C’est là que ma partner de campervan a dit : «Et si on partait à la découverte du Québec?»

 

 

 

 

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