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Ottawa limitera l’alcool dans les boissons sucrées

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Santé Canada va intervenir afin de restreindre la taille et la teneur en alcool des boissons sucrées alcoolisées dans la foulée de la mort de la jeune Athena Gervais à Laval qui en aurait consommé avant de se noyer.

Selon nos informations, la ministre de la Santé du Canada, Ginette Petitpas Taylor, va demander aujourd’hui à Santé Canada d’agir immédiatement en lançant une consultation de 45 jours en vue de modifier le Règlement sur les aliments et drogues.

L’organisme fédéral espère ainsi restreindre la taille des canettes ou encore la teneur en alcool des boissons telles la FCKDUP et la Four Loko à partir d’un certain taux de sucre.

Ces boissons présentaient un taux d’alcool de 11,9 %, soit l’équivalent de quatre verres de vin pour une seule canette.

Moins de pub

« Ce qu’on veut c’est déterminer un taux de sucre dans les boissons à partir duquel on doit limiter le taux d’alcool ou la grosseur des canettes », a expliqué une source.

Santé Canada devrait ensuite convoquer une réunion avec les gouvernements de toute les provinces pour discuter de la manière de réduire les risques associés à la consommation des boissons sucrées alcoolisées, toujours selon nos informations.

La publicité, la commercialisation et l’étiquetage de ces produits devraient, entre autres, être abordés pendant cette rencontre.

La présence des boissons à haute teneur en alcool en grand format a augmenté de façon spectaculaire sur le marché canadien au cours des dernières années, fait valoir une source au gouvernement, d’où l’importance de s’attaquer au problème.

Québec le réclamait

Le corps d’une adolescente de 14 ans, Athena Gervais, a été retrouvé dans un ruisseau derrière son école secondaire de Laval le 1er mars.

Des amies de l’ado avaient ensuite confié qu’elle aurait bu presque trois FCKDUP pendant la pause de midi ce jour-là.

Le gouvernement du Québec a par la suite annoncé que les boissons sucrées alcoolisées ne seraient plus vendues dans les dépanneurs et les marchés d’alimentation, mais plutôt dans les succursales de la Société des alcools du Québec.

« On s’attend à ce que Santé Canada fasse diligence et réglemente rapidement cette question-là », avait déclaré par la suite le premier ministre, Philippe Couillard.