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Grandir dans la défaite: Claude Julien admet son désarroi face à la saison du CH

Claude Julien ne se souvient pas avoir connu pire saison dans la LNH que la présente, mais croit aussi qu’il y a des leçons à en tirer.
Photo d'archives, Ben Pelosse Claude Julien ne se souvient pas avoir connu pire saison dans la LNH que la présente, mais croit aussi qu’il y a des leçons à en tirer.

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Claude Julien n’a rien d’un homme insensible. Il traverse une gamme d’émotions depuis le début de cette saison misérable. Mais son humeur peut changer rapidement.

Après le blanchissage de 4 à 0, samedi, contre les Maple Leafs à Toronto, Julien cachait très mal sa frustration et sa déception. L’entraîneur en chef du Canadien avait une attitude différente à sa sortie d’une autre prestation gênante et d’un autre jeu blanc, cette fois de 2 à 0 contre les Panthers de la Floride, lundi, au Centre Bell. Julien ressemblait à un entraîneur résigné, sachant qu’il n’y avait pas de miracles possibles avec les joueurs sous sa gouverne.

À quelques heures du départ de l’équipe pour Pittsburgh, Julien a reconnu son désarroi, mais il a encore une fois rappelé les nombreux blessés pour défendre la triste fiche de l’équipe.

« C’est une saison difficile, a-t-il dit d’entrée de jeu. Nous savions que nous aurions des hauts et des bas avec les changements au cours de l’été. Nous pouvions prédire des moments pénibles, mais pas au point que nous connaissons aujourd’hui.

« C’est plus lié à des choses que nous ne pouvons pas contrôler, a-t-il poursuivi. Tu perds Shea Weber pour la saison, le plus gros morceau de ta défense. Pour Carey, c’est la même chose. Il a été deux fois blessé, c’est difficile pour lui de retrouver son synchronisme. Maintenant c’est Pacioretty, Danault, etc. Ils sont tous des joueurs importants : deux attaquants des premiers trios, ton meilleur défenseur, ton meilleur gardien. Ç’a été difficile parce que nous demandons à des joueurs d’en faire plus qu’ils sont capables. C’est difficile parce que tu dois comprendre la situation, mais d’un autre côté, tu regardes la situation et tu te dis que ça leur donne une chance d’acquérir de l’expérience plus rapidement. Tu espères que ça va rapporter des dividendes à l’avenir. »

Un parallèle avec Hamilton

Julien a reculé loin dans ses souvenirs pour retracer une saison qui ressemblait à celle de cette année. Il a parlé de ses débuts chez les professionnels en 2000-2001.

« La seule que je peux comparer, c’est ma première année derrière le banc à Hamilton, avec les Bulldogs. Nous étions le club-école des Oilers d’Edmonton. Nous n’avions pas une grosse équipe cette saison-là, mais je peux dire que c’est la saison au cours de laquelle j’ai le plus grandi.

« Dans les moments difficiles, t’apprends beaucoup sur toi-même et sur les gens de ton entourage. Même si c’est difficile à accepter les défaites pour tout le monde, incluant les partisans, c’est la saison où j’ai l’occasion d’être encore meilleur comme entraîneur. Tu gères des situations que tu n’as pas eu à gérer souvent. »

En 2000-2001, les Bulldogs avaient terminé au dernier rang de leur division avec un dossier de 28-41-6-5. Jason Chimera, Shawn Horcoff, Fernando Pisani, Rory Fitzpatrick et Alain Nasreddine avaient porté les couleurs de l’équipe.

À sa deuxième saison avec l’équipe-école des Oilers, Julien avait mené les Bulldogs de Hamilton à une participation à la finale de l’Association de l’Est, s’inclinant au septième match contre les Sound Tigers de Bridgeport.

Une attaque au neutre

Si Julien a offert un discours positif en parlant de retirer des leçons dans la défaite, Jonathan Drouin a gardé une analyse très logique du rendement de son équipe au cours des deux dernières rencontres.

« Nous ne marquons pas de buts, a résumé le numéro 92. Quand tu es un joueur offensif, tu es payé pour marquer des buts. Quand ça fait deux matchs où tu ne marques pas un seul but, tu te poses des questions. À notre dernier match, nous n’avions pas un assez bon niveau de compétition, nous n’étions même pas proches de celui des Panthers. »

 

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