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Détecter plus vite les cancers féminins

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Des scientifiques de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) et de l'Université John Hopkins aux États-Unis viennent de mettre au point un nouveau test de dépistage génétique et précoce pour le cancer des ovaires et de l'utérus.

Les médecins utilisent déjà divers moyens pour dépister les cancers féminins comme l'échographie, la prise de sang et l'antigène tumoral 125, un marqueur tumoral qui peut être retrouvé dans le sang. Le test Pap a aussi permis de réduire considérablement la prévalence du cancer du col de l'utérus.

«Pour le cancer de l'ovaire, celui-ci se développe le plus souvent au niveau de la trompe de Fallope. Les cellules et les sécrétions vont circuler le long de la trompe et vont arriver dans la cavité de l'utérus», a expliqué le Dr Kris Jardon, chercheur, gynécologue et oncologue au CUSM.

Le nouveau test de dépistage génétique est réalisé en insérant une petite brosse à travers le vagin, dans le col de l'utérus, puis la cavité utérine. Le médecin procède ensuite à frottis à l'intérieur de la cavité de l'utérus avec la petite brosse.

Quelque 1900 femmes ont participé à la recherche, qui a duré trois ans. «Ça nous a apporté un diagnostic de 81 à 93 % au niveau du cancer de l'utérus, et de 31 à 45 % au niveau du cancer de l'ovaire», a mentionné le Dr Jardon.

Les recherches vont se poursuivre, mais le Dr Jardon espère que ce test sera disponible dans toutes les cliniques du Québec d'ici quatre ans.

Annuellement, au Canada, il y a 7300 nouveaux cas de cancer de l'endomètre de l'utérus et 1200 décès. On enregistre 2800 diagnostics de cancer de l'ovaire et 1800 décès.