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Le pot fait fulminer les propriétaires de plex

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La légalisation du cannabis dans cinq mois empêche de dormir les propriétaires d’immeubles qui ne savent carrément plus où donner de la tête pour protéger leurs actifs.

« Au moins 50 % des appels qu’on reçoit de propriétaires immobiliers concernent le cannabis. Alors qu’à une autre époque, c’était un sur 100 », affirme l’avocate Miriam Morissette, associée chez Joli-Cœur Lacasse.

Mme Morissette a fait cette déclaration mercredi après avoir prononcé une conférence à l’événement IMMO 2018 de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), à Montréal.

Inquiétude

Devant une salle bondée, l’avocate a dû interrompre sa conférence à plusieurs reprises pour rassurer des propriétaires inquiets de la légalisation prochaine du cannabis.

Moisissures, fumée secondaire... un propriétaire excédé a même pris la parole au beau milieu de sa conférence pour demander s’il pouvait visiter ses logements une fois par mois pour les inspecter.

Mme Morissette a rappelé que bien des cas amenés à la Régie du logement concernaient des problèmes de comportements, une situation qui ne risque pas de s’améliorer avec la légalisation du pot.

De son côté, le directeur affaires publiques de la CORPIQ, Hans Brouillette, a dit que les propriétaires devraient pouvoir interdire le pot en cours de bail.

« On brime les droits de personne. C’était déjà interdit de fumer. On ne va pas permettre davantage de fumer dans le cas du cannabis », a-t-il insisté.