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Des cols bleus malhonnêtes

Hans Marotte
Photo Courtoisie

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, sont des expertes dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L'énoncé

Lundi, le Bureau de l’inspecteur général (BIG) révélait que l’entreprise privée S.E.R. aurait fait payer la Ville de Mont­réal pour enfouir les ordures d’autres villes.

Réagissant à ce rapport, Hans Marotte, conseiller syndical des cols bleus de Montréal, a plaidé dans le quotidien La Presse que le ramassage des ordures devrait être fait par les cols bleus. « Seul le travail à l’interne, effectué par les employés de Montréal, permet d’éliminer ces escroqueries et de contrôler pleinement les processus et les coûts », a-t-il déclaré.

Les faits

On comprend que M. Marotte prêche pour sa paroisse, mais les cols bleus ne sont pas tous des saints non plus. De nombreux cas de manquements, voire de fraude, chez les cols bleus ont été rapportés dans les dernières années.

Par exemple, en 2016, notre Bureau d’enquête révélait que deux cols bleus œuvrant dans le service d’aqueduc acceptaient des pourboires d’entrepreneurs en échange d’un traitement préférentiel.

En 2013, notre Bureau d’enquête a aussi révélé que des cols bleus volaient l’argent des parcomètres de la Ville de Montréal. Quatre employés municipaux ont été accusés d’avoir dérobé 300 000 $.

Sans oublier que le Syndicat des cols bleus de Montréal a lui-même été placé sous tutelle en mai 2017 pour des anomalies répandues dans sa gestion.

Évidemment, la plupart des employés municipaux sont honnêtes, mais on voit bien qu’aucun système n’est parfait.