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Le printemps des contrats

Période fébrile pour le renouvellement des contrats dans les grandes ligues sportives nord-américaines

Richard Sherman
Photo AFP Richard Sherman

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La LNH et la NBA sont dans la fin de parcours de leur saison. On peut donc mieux évaluer si les efforts mis de l’avant par les dirigeants de ces ligues afin d’assurer une certaine parité, l’implantation d’un plafond salarial, portent leurs fruits.

Du côté de la NFL, comme on le voit depuis quelques semaines, la période de signature des joueurs autonomes est toujours fertile en rebondissements. Elle nous permet de voir quelles équipes font preuve d’originalité et d’ingéniosité dans la gestion de leurs effectifs.

Au baseball majeur, seul circuit parmi les quatre en question à ne pas avoir de plafond salarial en place, on est à l’aube d’une nouvelle saison et on se demande si un titre de division est déjà acquis pour les équipes les plus fortunées. Bien que l’on impose une taxe de luxe à ces équipes, ce n’est pas ce qui freine les propriétaires des Yankees, des Red Sox et des Dodgers, entre autres, de délier les cordons de la bourse pour obtenir un joueur.

Or, lorsque vient le temps d’identifier le système au sein duquel les proprios ont le gros bout du bâton, la palme revient à la NFL.

Un milieu cruel

Si les nombreuses signatures de contrats, transactions et résiliations de contrats des dernières semaines dans le circuit Goodell vous intriguent, c’est que les équipes ont l’option de laisser aller un joueur à tout moment, et ce, sans pénalité. La LNH offre l’option aux équipes de racheter le contrat d’un joueur, mais dans la NFL, les contrats ne sont pas garantis.

Ainsi, des joueurs vedettes comme Richard Sherman (Seattle) et Jordy Nelson (Green Bay) ont tout simplement été remerciés récemment avant de signer une entente avec une autre équipe. Ces nouvelles ententes comprennent un certain montant en « argent garanti ». Dans le cas de Sherman, moins du tiers des 10 millions qu’il empochera annuellement sont garantis. Il a cependant eu droit à un boni à la signature et pourra toucher des bonis en lien avec ses performances futures.

Dans un sport physique comme le football où la durée moyenne d’une carrière est d’environ trois saisons, certains trouvent injuste que la ligue sportive la plus lucrative ne garantisse pas ses contrats.

Pouvoir de négociation

Les négociations entourant la prochaine convention collective dans la NFL risquent d’être intéressantes.

Les propriétaires rêvent d’un calendrier de 18 matchs. Pour eux, deux matchs de saison régulière additionnels par saison signifient une importante hausse des revenus.

En échange, les joueurs exigeront un système qui s’apparente davantage à celui de leurs collègues des autres ligues sportives. En d’autres mots, plus d’argent garanti et une meilleure sécurité d’emploi. Si les proprios acceptent une telle requête, ils demanderont à ce que les salaires baissent afin de s’assurer d’aligner une équipe de 53 joueurs compétitive tout en respectant le plafond salarial.

Le système actuel est fort complexe, mais semble avoir prouvé qu’il permettait d’atteindre une certaine parité, à l’exception des Patriots de la Nouvelle-Angleterre qui excellent année après année et des Browns de Cleveland qui sont médiocres année après année.

Le plafond salarial au fil des ans

NFL

2018 | 177,2 M$

2017 | 167 M$

2014 | 133 M$

2006 | 102 M$

2003 | 75 M$

1994* | 34,6 M$

LNH

2018-2019 sera fixé | entre 78 et 82 M$

2017-2018 | 75 M$

2016-2017 | 73 M$

2014-2015 | 69 M$

2010-2011 | 59,4 M$

2005-2006* | 39 M$

NBA

2017-2018 | 99,1 M$

2016-2017 | 94,1,3 M$

2014-2015 | 63,1 M$

2004-2005 | 43,9 M$

1994-1995 | 16 M$

1984-1985* | 3,6 M$

* Années de l’implantation du plafond salarial.

Le chiffre de la semaine: 40 %

L’Université du Maryland, Baltimore County (UMBC) a été l’équipe cendrillon cette année au traditionnel tournoi de basketball universitaire March Madness. Véritable religion aux États-Unis, le tournoi a vu l’équipe classée 16e éliminer celle occupant la première position. On anticipe déjà que cette prestation mènera à une augmentation de 40 % du nombre de demandes d’admission à UMBC dès septembre prochain.