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Wellington et 5e, à Verdun en 1936

Wellington et 5e, à Verdun en 1936
Photo courtoisie de la Société d’histoire et de généalogie de Verdun, «Fifth avenue, 1936».

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Wellington et 5e, à Verdun en 1936
Photo Chantal Poirier

Le son du Fifth

Le Fifth Avenue – au coin de Wellington et de la 5e Avenue – est loin d’être le seul cinéma de Verdun ! Avec le Savoy ou le Palace, la concurrence entre les salles est féroce ! Les résidents du coin payent de 15 à 25 sous pour s’y détendre. Pour les exploitants, toute manière de se distinguer est bonne à utiliser. C’est ainsi que le nouveau système de son Mirrophonic fait son apparition au Fifth Avenue en 1936. Le cinéma parlant est encore nouveau, mais il a complètement éliminé le cinéma muet au tournant des années 1930. Les premiers haut-parleurs font sensation ! Mais que dire du son Mirrophonic, qui utilise plusieurs microphones connectés à autant d’amplificateurs ? Il apparaît en 1935 et on peut donc dire que le Fifth Avenue se dote de la toute dernière technologie pour avoir une longueur d’avance... À moins que ses compétiteurs ne l’aient déjà ?

L’artère de Verdun

Les deux bicyclettes attachées au poteau appartiennent peut-être à des clients du cinéma ? Ou alors, leurs propriétaires sont entrés chez Grads, en face, pour s’acheter des cigarettes. Le partage de la route entre les voitures et les vélos ne date pas d’hier sur Wellington, même si le trafic automobile devait y être moins dense ! Comme toute artère principale, la rue Wellington est le cœur de la ville de Verdun avec des services, des cinémas, et au coin de la 5e, la pâtisserie Wellington, le quincaillier Leclaire et le salon de toilette Grads tenu par monsieur Jubinville et madame Carruthers. Drôle de commerce d’ailleurs qui cumule les fonctions de barbier et de tabagiste... La rue porte ce nom depuis 1817, alors qu’on la rebaptise en l’honneur du vainqueur de Napoléon Bonaparte. Avant cette date, on l’appelait chemin de Lachine et il reliait Pointe-Saint-Charles, Verdun et Lachine.

Un divertissement populaire

Le cinéma Fifth Avenue projette les films populaires de son époque, et les anciens résidents de Verdun se souviennent que la sortie n’allait pas sans un repas au Prince of Wales, situé tout près, ou sans une pâtisserie de la boutique voisine. Ce jour-là, le cinéma présente The Gay Desperado, une comédie musicale, et Murder with Pictures, un drame. Ces films ont en commun d’être des films de « série B ». À l’époque, ces films sont habituellement présentés en complément de programme d’un autre film à plus grand déploiement qui bénéficie lui d’acteurs plus connus et d’un battage publicitaire bien orchestré. Les « séries B » désignent rapidement les films à plus petit budget et de moindre qualité qui lancent les carrières de nouveaux acteurs et réalisateurs. Surtout, ils fournissent une diversité de programmes pour les plus petits distributeurs comme le cinéma Fifth Avenue.

 

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