/sports/soccer/impact
Navigation

Un défenseur moderne

Yohan Le Bourhis a plusieurs atouts pour réussir

Académie de l’Impact
Photo Pierre-Paul Poulin Yohan Le Bourhis

Coup d'oeil sur cet article

Yohan Le Bourhis se trouve peut-être derrière Clément Bayiha et Daniel Kinumbe dans l’échelle des espoirs de l’Impact, mais l’arrière central de 18 ans a des argu­ments intéressants qui incitent à le surveiller de près.

« C’est un profil de défenseur central moderne, il est grand, très, costaud, très rapide et explosif, et il tourne vite », résume Philippe Eullaffroy.

Son entraîneur au sein de la formation U19 de l’Académie de l’Impact lui reconnaît un bon potentiel.

« Il est très bon de la tête, bon des deux pieds et relance très bien. C’est un défenseur qui défend debout, donc relativement peu de tacles et il a une bonne capacité d’interception. »

Des atouts

Le Bourhis est timide, mais il dégage une grande confiance en lui. Avec son regard bleu vif, si on regarde vite on a l’impression d’avoir Laurent Ciman devant nous.

Il y a une ressemblance qui semble frappante. On pourrait même dire qu’il a une touche de Marc-André Grondin dans le faciès. Quoi qu’il en soit, il sait sur quoi il doit miser pour progresser.

« Mes principaux atouts sont ma vitesse et mon jeu long, j’ai un bon jeu long, je suis bon avec le ballon dans les pieds et je suis fort physiquement. »

Et même s’il défend généralement très proprement, il n’hésitera jamais à se servir de son gabarit pour s’imposer.

« Quand il faut mettre le corps, je le mets. Mais quand je veux faire circuler la balle, je n’ai pas vraiment besoin d’utiliser mon gros gabarit. »

Eullaffroy estime quant à lui que Le Bourhis est le seul à pouvoir décider jusqu’où il ira.

« Son plafond de progression est énorme. »

Inspiration de la Liga

Tout comme Daniel Kinumbe, Le Bourhis s’inspire d’un joueur évoluant en Espagne.

« Mon modèle, je dirais que c’est Raphaël Varane, avec le Real Madrid, parce que c’est un grand joueur comme moi, il est rapide, technique, il est fort physiquement et il est bon de la tête. J’adore comment il joue. »

Le Bourhis, dont le père est d’origine française, est un Montréalais pur jus qui a vite craqué pour le ballon rond.

« J’ai commencé à l’âge de 4 quand mon père m’a initié au sport. Dès que je suis allé sur le terrain, j’ai tout de suite aimé.

« J’ai joué au hockey, mais j’ai fait un choix vers l’âge de 12. J’étais moyen, j’avais juste un bon coup de patin, mais le reste ne venait pas. »

Modèle à suivre

Arrivé au tout début de l’Académie, en 2012, il a un échéancier bien clair en tête sur la tangente que doit prendre sa carrière.

« D’ici maximum deux ans, c’est mon objectif de signer un contrat, mais d’ici un, j’aimerais aller m’entraîner régulièrement avec les pros. »

Et s’il se cherche un modèle pour mesurer sa progression, il n’a qu’à regarder Thomas Meilleur-Giguère qui était à la même place que lui il n’y a pas si longtemps.

« Je peux m’inspirer d’un gars comme Thomas Meilleur-Giguère parce qu’il a signé un contrat et qu’il a failli se tailler un poste cette saison. »

Après avoir signé son premier contrat avec l’Impact au cours de l’hiver, Meilleur-Giguère a été prêté au Fury d’Ottawa de l’USL pour y passer une seconde saison afin d’obtenir plus de temps de jeu.

Si Le Bourhis suit le même chemin que Meilleur-Giguère, on entendra parler de lui rapidement.

 

Des éléments à travailler

Si Yohan Le Bourhis veut se tailler un poste avec l’Impact dans un avenir plus ou moins rapproché, il va devoir peaufiner certains éléments de son jeu.

« Il doit mieux faire ses choix de jeu dans la première relance parce qu’il n’est pas toujours fiable, mais ça se travaille », explique Philippe Eullaffroy.

Celui-ci estime que Le Bourhis doit aussi faire preuve d’un peu moins d’empressement.

« Il a un peu d’impatience parce qu’il aime intercepter, donc il doit mieux reconnaître les situations parce qu’il joue à une position où si tu rates, ça ne pardonne pas. »

Autocritique

On constate vite la maturité du jeune homme quand on lui demande de résumer les aspects de son jeu qu’il doit parfaire. À la question, il répond pratiquement la même chose que son entraîneur.

« Je dirais que je dois prendre des décisions plus rapidement avec le ballon. Ma prise de balle et les enchaînements doivent être plus rapides et je dois garder le ballon en mouvement quand je prends ma première touche plutôt que d’attendre l’option avant de faire la passe. »

Eullaffroy croit qu’il doit aussi miser sur son gabarit pour s’imposer physiquement.

« Il est très réfléchi dans son rôle, parfois trop, il doit faire les choix un peu plus rapidement.

« Mais c’est relativement rare d’être grand, costaud et d’être aussi explosif et rapide, donc c’est relativement intéressant. »

Expérience

Contrairement à Clément Bayiha et Daniel Kinumbe, Le Bourhis n’a pas souvent l’occasion de s’entraîner avec la première équipe.

Mais quand la chance se présente, il saute dessus à pieds joints et tente d’en retirer le plus de bénéfices possible.

« Travailler avec les pros m’apporte de l’expérience. C’est un peu stressant, mais j’y vais toujours pour apprendre. »

Les séances avec les joueurs professionnels lui permettent surtout de s’habituer à un niveau technique nettement plus élevé que chez les U19.

« Le jeu est plus rapide, mais il est surtout plus tactique. Ça demande d’être plus précis dans les passes et dans les prises de décisions, il faut faire le moins d’erreurs possible, surtout quand tu es défenseur central. »