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Naissance d’un géant franco-québécois du web

L’entreprise espère doubler son chiffre d’affaires d’ici deux ans

Le nouveau PDG d'Avanquest Daniel Assouline estime que Montréal lui donne accès à des ressources et du talent qu’il est plus difficile de retrouver ailleurs dans le monde.
Courtoisie Le nouveau PDG d'Avanquest Daniel Assouline estime que Montréal lui donne accès à des ressources et du talent qu’il est plus difficile de retrouver ailleurs dans le monde.

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Les technos québécoises Upclick, Lulu Software et Adaware fusionnent avec une filiale du groupe français Claranova, pour devenir un mégajoueur du web. La nouvelle société, basée à Montréal, jure de rester au Québec.

« Pour nous, il est clair que Montréal est et restera le siège social de l’entreprise aussi longtemps qu’on peut le prévoir », lance le nouveau PDG d'Avanquest Daniel Assouline, cofondateur avec Michael Dadoun en 2003 du groupe informatique de trois entreprises fusionnées avec la française Claranova.

De son côté, Pierre Cesarini, PDG du groupe Claranova valorisé à 593 millions $, a salué le mariage. «La complémentarité des activités du nouveau Avanquest va nous permettre de créer un acteur majeur du secteur et focaliser sur la monétisation de trafic sur internet », a-t-il déclaré par voie de communiqué.

Doubler de taille

Grâce à cette fusion, Avanquest espère doubler son chiffre d’affaires d’ici deux ans pour le faire passer de 100 millions $ à 200 millions $.

Ensemble, les montréalaises Upclick, Lulu Software et Adaware ont un chiffre d’affaires de 44 millions $. Ils ont plus de 150 employés.

En gros, Adaware a un logiciel de sécurité gratuit téléchargé plus de 440 millions de fois dans le monde, Lulu Software, un logiciel PDF connu (SodaPDF), et Upclick, une plateforme de commerce électronique.

« Plus de 98% de notre chiffre d’affaires est fait à l’extérieur du Québec. Nos logiciels fabriqués ici sont vendus dans plus de 180 pays », ajoute Daniel Assouline qui ne cache pas son ambition de conquérir d’autres marchés.

Acquisitions

Pour M. Assouline, l’arrivée du gros joueur français avec 50,1% va permettre à la québécoise de faire des acquisitions qu’il a dans la mire depuis longtemps.

« On a déjà identifié plusieurs joueurs partout dans le monde et on est en train de leur parler déjà », conclut-il.