/news/consumer
Navigation

PayPal lui transfère enfin les 700 $ de son mari décédé

Bloc dossier réglé
Photo Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

La femme de 73 ans qui tentait de récupérer depuis un an les 700 $ laissés dans le compte PayPal de son mari décédé a finalement recouvré son argent à la suite de la publication de son histoire dans Le Journal.

« C’est un miracle, je n’y croyais plus », se réjouit Claudette Larocque, qui pourra enfin tourner la page et finaliser la succession de mari, décédé en mars 2017.

La septuagénaire soutenait avoir appelé plus d’une trentaine de fois la compagnie PayPal en plus de leur avoir envoyé trois fois plus d’une dizaine de documents pour prouver le décès de son mari, sans succès.

C’est finalement quelques heures après la publication de l’article dans Le Journal vendredi que la multinationale a finalement transféré l’argent de son défunt mari dans le compte PayPal de Mme Larocque.

« Je me suis dépêchée de le retirer pour le mettre dans mon compte en banque, je ne leur fais plus confiance [à PayPal]. Je n’aurais sans doute jamais rien obtenu si Le Journal n’était pas intervenu », déplore-t-elle.

Pas la seule

La situation de Mme Larocque est loin d’être un cas isolé, selon Jean-Claude Bataille, qui travaille en programmation internet depuis 20 ans.

C’est pourquoi l’entrepreneur a lancé la semaine dernière le site Numeri.life qui permet de centraliser ses informations numériques et de les transmettre à des bénéficiaires désignés à sa mort.

Le site fonctionne par abonnement de 24 $ par année. Il est possible de désigner deux protecteurs qui seront responsables d’enclencher le processus de transfert d’informations aux bénéficiaires désignés par la personne.

Il est possible d’y mettre toutes les données sur tous nos comptes et mots de passe de tout ce qui est numérique. On peut aussi y ajouter des photos, des vidéos ou des lettres à nos proches.

Un système de protection est aussi prévu pour que la personne puisse bloquer le processus s’il est déclenché par erreur ou par mauvaise intention. Les informations sont également ultra protégées, selon M. Bataille, puisque les données sont cryptées en plus de se trouver dans une voûte non connectée à internet.

« L’objectif est d’offrir une plateforme pour simplifier la vie de ceux qui restent. Le but n’est pas de remplacer le testament, mais bien de le compléter pour les données numériques. Pour les biens physiques, il faut consulter un notaire », recommande le président de l’entreprise lavalloise, qui est d’ailleurs en discussion avec la Chambre des notaires sur ces questions.

Sur le même sujet