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De plus en plus de jeunes souffrent de cyberdépendance

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Les centres de thérapie Le Grand Chemin accueillent chaque année près 250 adolescents de 12 à 17 ans aux prises avec des problèmes de toxicomanie, jeu compulsif et cyberdépendance. Depuis quelques années, le nombre de jeunes qui consultent pour la cyberdépendance augmente sans cesse.

Janika Bélanger a 17 ans. Elle est au centre de Saint-Célestin depuis huit semaines. Il y a deux mois, elle pouvait facilement enchaîner les nuits blanches sur son téléphone cellulaire. Aujourd'hui, elle appréhende sa première sortie à la maison.

«Je pense que je vais utiliser internet uniquement dans les aires communes de la maison, jamais dans ma chambre. Et la nuit, je pense que je vais laisser mon cellulaire dans la chambre de ma mère.»

Selon elle, nombreux sont ceux qui laissent la technologie pourrir leur vie. «Avant, si le téléphone sonnait pendant le souper, c’était le téléphone qui nous dérangeait. Maintenant, c'est comme si quand on se parle, on dérange !»

De plus en plus de jeunes consultent le centre pour la cyberdépendance. Et selon le directeur général, David Laplante, ça ne risque pas de diminuer de sitôt.

«Je suis convaincu que ça va augmenter. Les deux dernières années, on a accueilli autour de 25 jeunes. On va facilement doubler.»

Le Grand chemin a accueilli l'an dernier 223 adolescents. La moyenne d'âge est de 15,7, 38% sont des filles et 62% des garçons.